Théodore Labourieu,
Voyage autour du monde du matelot Biribi
(1887)
“ Biribi fait un moulinet ; la terrible hache tombe, fend le crâne du malheureux Malais qui glisse dans les eaux. Une tache de sang flotte un instant à la surface, puis tout disparaît. Biribi, reprend sa pagaie, il manœuvre avec rage pour gagner le large. Un vaisseau peut paraître d'un moment à l'autre ; il espère ! Au lieu d'un vaisseau, une douzaine de pirogues, montées par des Malais. accourent aux cris désespérés du blessé. Ils font entendre des cris sauvages et gutturaux ; leurs yeux fauves lancent des éclairs de colère et de rage. ”
