Sophie de Ségur

Élements biographiques

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Un bon petit diable (1884)

JULIETTE.
Ce n'est pas moi, Charles ; c'est Marianne. Tu connais bien la fille du juge de paix ? C'est à elle que Marianne voudrait te marier. Te plaît-elle?
CHARLES.
Ma foi, je n'y ai jamais pensé; et je ne sais pas ce que j'en penserais, si j'y pensais.
JULIETTE.
Mais, enfin, comment la trouves-tu ?
CHARLES.
Jolie, mais coquette ; elle s'occupe trop de sa toilette ; elle porte des cages, des jupes empesées; je n'épouserai jamais une femme qui porte des cages et des jupes de cinq mètres de tour !
JULIETTE.
Tout le monde en porte ; elle fait comme les autres.
Source : Gallica

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Jean qui grogne et Jean qui rit… (1873)

JEAN.
Et que j'ai tant de raisons d'aimer ! Si vous saviez comme il a été et comme il est bon pour Simon et pour moi ! Et comme il me donne de bons conseils !
Et comme il a la bonté de m'aimer ! C'est ça qui me touche le plus. Que lui, grand artiste, riche, spirituel, si couru, si choyé, veuille bien aimer un pauvre domestique, un garçon comme moi!
KERSAC.
J'aime ce M. Abel, et toi, je t'aime d'autant plus que tu l'aimes et que tu en parles avec tant d'amitié.
JEAN.
C'est qu'on est si reconnaissant envers ceux qui vous aiment, quand on est seul, loin de sa famille.
Source : Gallica

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Les Vacances... (1861)

Paul, mon ami, mon meilleur ami, tu m'as sauvé! Je ne suis plus poltron, je le sens. Avec toi, d'abord, et seul plus tard, je n'aurai plus peur; je le sens, oui, je le sens dans mon cœur, dans ma tête, dans tout mon corps. Je me sens plus fort, je me sens plus fier, je me sens homme.
Merci, mille fois merci, mon ami. Tu m'as tout changé, PAUL.
Ce n'est pas moi, mon bon Léon, c'est toi-même, c'est ta volonté, c'est le bon Dieu qui a récompensé le courage avec lequel tu m'as avoué que
tu croyais n'en pas avoir.
Source : Gallica

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