Sophie de Ségur

Sophie de Ségur

Résumé

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Pauvre Blaise (Nouvelle édition… (1876)

ANFRY.
Cela se pourrait bien! ce ne sera pas comme avec les anciens qui n'y sont plus. Biaise, mon garçon, ajouta-t-il en se tournant vers lui, ne va Pas au château ; n'y va que si on te demande, et restes-y le moins possible.
BLAISE.
C'est bien ce que je compte faire, papa; je n'ai Pas du tout envie d'y aller. Quand mon cher petit M. Jacques y demeurait, c'était bien différent; je l'aimais et il voulait toujours m'avoir. Je ne le reverrai peut-être jamais ! Mon Dieu! mon Dieu!
que c'est donc triste d'aimer des gens qui vous quittent.
Source : Gallica

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Pauvre Blaise (Nouvelle édition… (1876)

Mais à quand la première communion? M. le curé a-t-il fixé le jour?
JULES.
Ce sera de dimanche en huit, maman ; il est temps de s'occuper des habits que papa a promis à Blaise.
LE COMTE.
Ils sont déjà commandés d'après les indications de Blaise; les tiens aussi, Jules.
JULES.
Qu'est-ce que tu as demandé pour toi, Biaise?
BLAISE.
Des choses superbes, pour faire honneur à M. le comte : une redingote en bon drap noir, un pantalon et un gilet blancs ; des souliers bien solides et une cravate blanche.
JULES.
Pourquoi pas un habit au lieu d'une redingote ?
Source : Gallica

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Pauvre Blaise (Nouvelle édition… (1876)

BLAISE.
Je n'ai pas voulu l'effrayer; il est bon et l m'aime bien; il se serait tourmenté, et il aurait attristé M. Jules et Mlle Hélène.
— Tu penses toujours aux autres et jamais a toi; c'est trop, mon Blaisot, trop, cela. Anfry, Anfry, continua-t-elle en allant dans le jardin, va vite chercher le médecin pour notre pauvre garçon; il croit avoir le pied démis; il n'a pas voulu le dire à M. le comte, pour ne pas le chagriner, et il souffre l'impossible.
Source : Gallica

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