Denis Diderot,
Jacques le Fataliste et son maître
(1796)
“ Jacques. Mon maître, on ne sait de quoi se réjouir, ni de quoi s’affliger dans la vie. Le bien amène le mal, le mal amène le bien. Nous marchons dans la nuit au-dessous de ce qui est écrit là-haut, également insensés dans nos souhaits, dans notre joie et dans notre affliction. Quand je pleure, je trouve souvent que je suis un sot. Le maître. Et quand tu ris ? Jacques. Je trouve encore que je suis un sot ; cependant, je ne puis m’empêcher de pleurer ni de rire : et c’est ce qui me fait enrager. ”
