G. Espé de Metz, Fleurs de tranchées ; Preusskopf… (1916)
“ Rappelle-toi bien ce que je vais te dire, Jacques : quand tu seras grand, tu te feras soldat et chaque fois que tu verras un Prussien, tu crieras de toutes tes forces : Vive la France! JACQUES. — Oui, papa, je crierai : Vive la France ! Timidement. Quand je serai soldat, est-ce que j'aurai un fusil ? THOMAS. — Oui, mon petit, un beau, un grand fusil. JACQUES. — Alors j'veux être soldat tout de suite. FRANÇOIS. — Tu le seras quand il faudra l'être, mon Jacquot ; et, sois tranquille, ce n'est pas moi qui t'empêcherai de faire ton devoir. JEANNE. — La soupe est servie, mon père. ”
