Relation de la cérémonie de la translation des cendres de Napoléon à l'Hôtel des Invalides… (1841)
“ La compresse posée sur sa blessure venait de se déranger. — Hélas ! dit le jeune-homme en passant la main entre les tresses de son uniforme pour essuyer le sang qui descendait sur sa poitrine , que dirait ma vieille, mère , si elle me voyait dans ce triste état ? Pauvre bonne femme, qui ne faisait jamais l'aumône à un mendiant sans dire : « Dieu le rende à mon fils ! » La reverrai-je un jour ? — Diable ! au train dont nous y allons , c'est dur à croire ! — Vous n'avez donc aucun regret, vous , mon ancien ? — Dame ! puisque Pierre Lambriche est mort, et que Napoléon est vivant ! ”
