Résumé

Gabriel Langlois Anecdotes pathétiques et plaisantes

Il ne reste plus, adossé au barrage et protégé par un bouclier de fer, qu’un sous-officier énorme, suant, congestionné de rage, qui, fort bravement, ma foi, tire dans notre direction des coups de revolver.
L’homme qui, le premier, a organisé la défense, le héros du « Debout, les morts ! » reçoit un coup en pleine mâchoire. Il s’abat...
Tout à coup, celui qui tient la baïonnette et qui depuis quelques instants rampait de cadavre à cadavre, se dresse à quatre pas du barrage, essuie deux balles qui ne l’atteignent pas et plonge son arme dans la gorge de l’Allemand.
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Gabriel Langlois Anecdotes pathétiques et plaisantes

La zone à franchir est longue. Le capitaine, qui voit ses hommes tomber, donne un ordre bref :
— À terre... Couchez-vous... À plat ventre... Mais couchez-vous donc, sacrebleu !
Les zouaves ralentissent et, comme à regret, s’allongent sur le sol.
Seul, un grand diable de zouave reste debout au milieu de l’enfer de projectiles.
— Couchez-vous donc, animal ! Vous voulez vous faire tuer ?
— Mon capitaine, j’peux pas...
Les balles sifflaient. Les obus éclataient de tous côtés. Le capitaine se fâche. Rien n’y fait : le zouave demeure debout.
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Gabriel Langlois Anecdotes pathétiques et plaisantes

Nous-mêmes suivions avec intérêt les phases de la partie, plus émotionnés par une « belle coupe » que par l’éclatement proche d’un obus.
Soudain, avec un vrombissement formidable, une « marmite » tombe sur la tranchée voisine : un éclat atteint au front, le tuant net, un des manilleurs. On emporte rapidement le malheureux. Il y a une minute pénible... Puis nous voyons un des occupants de notre tranchée ramper, s’approcher des trois joueurs restés là, atterrés, les cartes encore en main, et prendre le jeu de son camarade mort.
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