René Thorel,
Souvenirs de guerre
(1918)
“ Il faut donc que nous, officiers, nous nous intéressions au sort de ces poilus héroïques et que nous nous penchions par instant sur leurs peines afin de ranimer le moral qui pourrait s'affaiblir, s'effriter. C'est long, la guerre ; c'est dur, la vie de tranchée : notre rôle à nous, chefs, est de ranimer sans cesse le feu sacré. Oh ! l'effort à faire de notre part n'est pas grand : un mot bien dit à propos, une bonne poignée de main, quelquefois une cigarette ou un paquet de tabac, et le poilu est content, réconforté, mis en confiance avec celui qui le commande. ”
