Léon Bloy

Léon Bloy

Résumé

Portrait de Léon Bloy Léon Bloy Sueur de Sang (1893)

Le vicomte pourtant n’arborait qu’une stature fort au-dessous de la moyenne et son vieux corps était si fluet qu’à distance on pouvait le prendre pour un fétu. Mais c’était l’étui d’une âme grandiose comme il s’en trouve, çà et là, toutes les sept générations, quand l’humanité se renouvelle de fond en comble.
À première vue, cependant, rien en lui ne trahissait autre chose qu’un octogénaire banal acoquiné à l’orgueil de son blason.
Celui-là, pour tout dire, était superbe. Les du Glas portaient : d’or à un bœuf de gueules, et un chef d’azur, chargé de trois croix du Calvaire.
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Portrait de Léon Bloy Léon Bloy Sueur de Sang (1893)

Bismarck était devenu tout à fait muet, songeur et peut-être même véritablement respectueux pour la première fois de sa vie.
Comme s’il sortait d’un rêve pénible, Napoléon se passa plusieurs fois la main sur le front, prit ensuite une cigarette dans un étui d’or, l’alluma tranquillement et, regardant, avec une extrême douceur, le Chancelier du prochain Empire d’Allemagne, descendit s’asseoir à côté de lui sur un banc hors de la maison, près d’un champ de pommes de terre tout en fleurs, au-dessus duquel une alouette joyeuse achevait sa chanson des Gaules.
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Portrait de Léon Bloy Léon Bloy Sueur de Sang (1893)

Il fallait toute l’autorité du caporal de semaine, hirsute braconnier du Périgord, devenu pasteur de zéphyrs dans les joyeuses compagnies d’Oran, pour que les hôtes misérables ne fussent pas écartés brutalement de leur propre foyer.
Cette bonne brute qu’on appelait Gueule-de-Bois et qui respirait pour tous les Allemands la haine la plus démoniaque, avait pris l’enfant du sabotier sous sa protection. Il l’installait sur ses genoux et l’enveloppait de ses deux bras pour le réchauffer, quand il sentait le petit être grelotter contre ses jambes.
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