Stella Austin, Boulotte (1885)
“ Nounou écoute; le bruit cesse ; mais son regard s'étant porté par hasard du côté du lit de Boulotte, elle s'aperçoit que ce lit est vide. Les quatre airs sont joués ; la boîte à musique est remise à sa place ; c'est une Boulotte à bout de forces qui traîne péniblement dans l'escalier ses pauvres petites jambes glacées. La robe de nuit de Boulotte, toute trempée, est collée sur son corps ; ses cheveux mouillés sont complètement défrisés, et ses yeux se ferment malgré elle à chaque marche qu'elle descend. Ils sont si peu ouverts que Boulotte ne voit pas nounou qui vient à sa rencontre. ”
