Bataille du Mans

Définition et enjeux

V. Alwrod La bataille du Mans, 10, 11 et 12 janvier 1871 (1912)

Il est évident qu'un corps qui a tant donné a dû en éprouver de cruelles. Dans sa marche hardie, il a perdu en effet 116 officiers, c'est-à-dire plus de la moitié de son effectif, et 1.672 hommes. Avant la bataille beaucoup de ses compagnies étaient commandées par des lieutenants, en entrant au Mans plus d'une de ces unités était commandée par le feld-webel. Mais la tâche accomplie par le IIIe Corps était glorieuse pour son armée.
Source : Gallica

V. Alwrod La bataille du Mans, 10, 11 et 12 janvier 1871 (1912)

« L'art est d'attaquer tout ce qu'on rencontre afin de battre l'ennemi en détail et pendant qu'il se réunit. »
Nous pouvons dire, en paraphrasant Hugo : L'homme qui a gagné la bataille du Mans ce n'est pas Frédéric-Charles, qui a montré une grande hésitation devant les positions adverses et a obtenu un succès sur lequel il comptait tellement peu qu'il se manifesta le 11 janvier au soir, alors que le prince comptait l'obtenir à l'aile opposée le 14 ; ce n'est pas Voigts-Rhetz, qui a contrevenu heureusement aux ordres de son chef, mais dont le succès a été vraiment d'une
facilité révoltante
Source : Gallica

Charles Mengin La bataille du Mans : les mobilisés de la Loire-Inférieure à Champagné… (1872)

En résumé, cette armée si méconnue aujourd'hui, a débuté par gagner la bataille de Coulmiers et reprendre Orléans; elle a lutté sans trève ni merci depuis la seconde attaque d'Orléans jusqu'au Mans, sans jamais se faire batlre; par son attitude et après s'être reconstituée au Mans, elle a arrêté l'ennemi pendant plus de vingt jours ; et à la suite d'une panique qui semble incroyable à ceux qui ne l'ont point vue, elle n'a battu en retraite que pied à pied, sans se laisser jamais entamer, pour occuper derrière la Mayenne une position que l'ennemi n'osait attaquer.
Source : Gallica

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