Colonel Rimbert, Les gloires du drapeau (1894)
“ Rien n'était moins facile en effet que de se mouvoir sur un champ de bataille labouré d'obus, couvert de projectiles, semé de morts et de blessés, et balayé depuis la pointe du jour par les feux incessants des 500 pièces de l'ennemi, qui se rapprochaient de plus en plus et formaient autour de notre infanterie mutilée, de notre cavalerie impuissante à se mettre en ligne, de nos mitrailleuses inutilisables à des distances de trois et quatre kilomètres, et de notre artillerie dont les batteries étaient démontées avec une précision désespérante, — un cercle de mort plus resserré d'heure en heure. ”
