Sophie Gay,
Le Mari confident
(1849)
“ Qui vous inspire cette injurieuse pensée ? — Ton trouble en parlant d’elle, ta colère à la seule idée de cette dégradation qui te désespère... — Non, vous dis-je, interrompit-il en tremblant, cette émotion qui m’agite en ce moment, c’est de la haine pour ses calomniateurs, de la pitié pour elle. Cessez de la persécuter, de la livrer aux propos méchants, aux soupçons flétrissants aux cris du scandale ; sauvez-la du déshonneur et je n’y penserai plus... mais, ajouta-t-il avec embarras, je connais... sa famille... elle mérite des égards... ”
