Résumé

André Mareschal Le Railleur ou La satyre du temps…

CLARIMAND, regardant le Capitan. Le poltron fit le mal ; j'en lave le péché. LA DUPRÉ. Épargnez mon amant ; qui noble, de sa vie Ne fit mal à personne, et n'en a point d'envie. TAILLEBRAS. Feindrai-je d'avouer comme je l'ai dupé ? Puisqu'ici tout le monde est trompeur ou trompé. [1660] CLARIMAND. De peur qu'aucun de nous contre l'autre ne crie Commençons à tourner le tout en raillerie ; Et puisque mon esprit à la fin se résout, Embrassons-nous, mon âme, il faut rire de tout. CLYTIE. C'est maintenant qu'au vrai vous possédez Clytie. [1665] BEAUROCHER. Tous se baisent
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André Mareschal Le Railleur ou La satyre du temps…

Quand le Soleil, à peine en se levant de l'eau, Tout endormi regarde encore son berceau. AMEDOR. J'ai pris, je le confesse, une grande licence. CLYTIE. Qu'on ne peut comparer qu'à mon obéissance. [1020] AMEDOR. Importun je t'oblige ; ô l'aimable tourment, Qui t'ôte le sommeil, et te donne un Amant ; Voici qui rend ma faute et douce et légitime ; Sa vue auprès de toi ne passe pas pour crime. CLARIMAND. Du moins suis-je assuré que mes yeux innocents, [1025] Pour la blesser, n'ont point de traits assez puissants. CLYTIE. C'est un secret, qui n'est que pour ma conscience
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André Mareschal Le Railleur ou La satyre du temps…

CLYTIE. Leur posture paisible assure le contraire ; L'un se mire en sa mine, et l'autre n'en a guère. BEAUROCHER, voyant le Capitan qui s'ébranle à un bout du Théâtre. Ô le plaisant manège ! Et comme il tourne en rond ! [535] TAILLEBRAS, bas. Quitte mes sens, audace, et parais sur mon front ; Que parmi les assauts d'un si cruel orage On n'y lise qu'ardeur, que gloire, et que courage ; Fais trembler ces témoins, de tant de fermeté, Et sois plus généreux que tu n'es maltraité. [540] CLARIMAND, Le tout n'ira que bien ; laissez faire ; il faut rire. CLYTIE. Ce Sonnet que voici...
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