Molière

Molière

Résumé

Portrait de Molière Molière,  Le Misanthrope (1841)

“ ALCESTE.
Mon dieu ! laissons mon mérite, de grâce ; De quoi voulez-vous là que la cour s'embarrasse? Elle aurait fort à faire, et ses soins seraient grands D'avoir à déterrer le mérite des gens.
ARSINOÉ.
Un mérite éclatant se déterre lui-même. Du vôtre en bien des lieux on fait un cas extrême ; Et vous saurez de moi qu'en deux fort bons endroits Vous fûtes hier loué par des gens d'un grand poids.
ALCESTE.
Hé! madame, l'on loue aujourd'hui tout le monde, Et le siècle par là n'a rien qu'on ne confonde. Tout est d'un grand mérite également doué, Ce n'est plus un honneur que de se voir loué
”
Source : Gallica

Portrait de Molière Molière,  Le Misanthrope (1841)

“ A votre foi mon âme est tout abandonnée; Je veux voir jusqu'au bout quel sera votre coeur, Et si de me trahir il aura la noirceur.
CÉLIMÈNE.
Non, vous ne m'aimez point comme il faut que l'on aime.
ALCESTE.
Ah! rien n'est comparable à mon amour extrême; Et, dans l'ardeur qu'il a de se montrer à tous, Il va jusqu'à former des souhaits contre vous. Oui, je voudrais qu'aucun ne vous trouvât aimable, Que vous fussiez réduite en un sort misérable; Que le ciel, en naissant, ne vous eût donné rien ; Que vous n'eussiez ni rang, ni naissance, ni bien
”
Source : Gallica

Portrait de Molière Molière,  Le Misanthrope (1841)

“ CÈLIMÈNE.
Il est vrai, votre ardeur est pour moi sans seconde.
ALCESTE.
Oui, je puis là-dessus défier tout le monde. Mon amour ne se peut concevoir, et jamais Personne n'a, madame, aimé comme je fais.
CÉLIMÈNE.
En effet, la méthode en est toute nouvelle, Car vous aimez les gens pour leur faire querelle; Ce n'est qu'en mots fâcheux qu'éclate votre ardeur,. Et l'on n'a vu jamais un amour si grondeur 8.
ALCESTE.
Mais il ne tient qu'à vous que son chagrin ne passe. A tous nos démêlés coupons chemin, de grâce ; Parlons à coeur ouvert, et voyons d'arrêter....
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature