Pierre Corneille,
Œuvres de P. Corneille
“ Arsinoé. Seigneur... Nicomède. Parlez, madame, et dites quelle cause A leur juste supplice obstinément s’oppose ; Ou laissez-nous penser qu’aux portes du trépas Ils auraient des remords qui ne vous plairaient pas. Arsinoé. Vous voyez à quel point sa haine m’est cruelle : Quand je le justifie, il me fait criminelle. Mais sans doute, seigneur, ma présence l’aigrit, Et mon éloignement remettra son esprit ; Il rendra quelque calme à son cœur magnanime, Et lui pourra sans doute épargner plus d’un crime. ”
