Résumé

Ernest Fouinet Les Anémones du roi Noman, par Ernest Fouinet (1855)

Dont la force est toute-puissante.
Gloire à toi ! Gloire au roi Nôman !
Puisses-tu de longs jours, de même qu'on fend l'onde, Fendre les flots de sable, ainsi que l'ouragan, Et,,pour le bonheur de ce monde, Vivre autant que le roi Nôman !
Encore des voeux d'une vie longue et heureuse ! c'était à remplir l'âme de la plus amère douleur et d'un désespoir irrésistible : le soleil, le dernier de Hantalah, se couchait, et il lui fallait entendre ces paroles d'espérance, ces souhaits qui ne pouvaient pas s'accomplir !
Source : Gallica

Ernest Fouinet Les Anémones du roi Noman, par Ernest Fouinet (1855)

Quant à Hobeïbeh et à Amrou, levés avec le jour, et que le bruit de cette scène-avait attirés sur le seuil de la tente, ils donnaient tous les signes d'un étonnement extrême.
« Quelle merveille, ma mère ! » disait Amrou en levant les mains au ciel; « est-ce donc une apparition comme celles dont tu m'as quelquefois parlé pour m'endormir, quand tu me racontais les beaux récits de l'Orient ; on y voyait des troupes d'hommes, couverts d'or et de broderies, se jeter aux pieds d'un autre homme vêtu presque comme nous... »
Source : Gallica

Ernest Fouinet Les Anémones du roi Noman, par Ernest Fouinet (1855)

Le jardin, c'est l'esprit cultivé; le jardinage, c'est l'éducation de la terre.
Ainsi, tandis que le Père Arsenios dessinait sur une feuille de parchemin les allées et les parterres, ses actifs ouvriers, malgré l'ardeur du jour, avaient débarrassé entièrement le sol de la végétation qui l'encombrait. Nabbah et Zebou, devenus les meilleurs camarades, jouaient pendant qu'on travaillait; et Kafour quittait bien de temps à autre, il faut en convenir, sa pioche ou sa bêche pour jeter un regard de complaisance, d'envie même, sur ce couple de joueurs animés autant que gracieux.
Source : Gallica

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