Alexandre de Lamothe

Alexandre de Lamothe

Résumé

Portrait de Alexandre de Lamothe Alexandre de Lamothe Les soirées de Constantinople… (1879)

Parmi toutes les jeunes filles de la tribu des Anezés, Leila, fille de Mohammed, était la plus belle. Quinze fois la blanche fleur du lys s'était épanouie le long des ruisseaux, quinze fois les violettes avaient parfumé le gazon nouveau depuis que sa naissance était venue, comme un rayon de soleil, éclairer la tente de son père, et chaque année avait, en passant, déposé sur son front de.
nouveaux présents ; sa taille était aussi flexible que le roseau balancé par la brise ; de longs cils noirs ombrageaient ses grands yeux au regard
plus doux que celui de la gazelle
Source : Gallica

Portrait de Alexandre de Lamothe Alexandre de Lamothe Les soirées de Constantinople… (1879)

La bataille continua dans la ville, il fallut forcer maison par maison. On se battait au sabre, à la baïonnette, avec des pierres, à coups de fusil et de poignard, corps à corps. Les Arabes ne reculèrent pas, les camarades avançaient comme les faucheurs dans un pré, enfaisant tomber tout devant eux. Peu à peu, nous refoulâmes l'ennemi de l'autre côté de la ville, sur les bords du ravin. Oh !
alors, ce fut un combat terrible ! Ils étaient à peu près cinq cents, avec leurs figures noires et leurs burnous blancs tachés de sang et de boue, l'œil
allumé par la colère, les lèvres écumantes
Source : Gallica

Portrait de Alexandre de Lamothe Alexandre de Lamothe Les soirées de Constantinople… (1879)

Mousa était brave et généreux : il réunit ses amis dans un festin en l'honneur de son nouvel hôte, et les conviés célébrèrent, par leurs chants, le courage du jeune cheik plongé dans la captivité et délivré par le dévouement de sa fiancée.
Les femmes suspendirent au cou de la belle Leila de précieux colliers et la parèrent d'étoffes parfumées, et elles disaient entre elles : — La fille du désert a quitté ses haillons, et maintenant elle brille dans sa nouvelle parure, comme le papillon aux vives couleurs qui vient de briser la grossière enveloppe qui emprisonnait ses ailes.
Source : Gallica

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