Karl May, Les Pirates de la mer Rouge
“ Sidi, ils t’ont blessé ? s’écria mon fidèle Halef quand sa prière fut terminée. — Non ; mais toi, mon pauvre garçon, comment as-tu pu en échapper ? — J’ai sauté de cheval en même temps que toi, Effendi... et puis je ne sais plus rien. Je revenais seulement à moi quand je t’ai appelé. Mais qu’importe ! nous sommes des hommes morts ! — Pourquoi cela ? — Nous n’avons plus de guide ! Ô Sadek, mon ami ! ô le frère de mon âme ! que ton esprit me pardonne, car j’ai causé ta mort ! Je te vengerai ! je le jure par la barbe du Prophète ! à moins que je ne périsse ici... — Tu ne périras pas, Halef. ”
