Résumé

Karl May Les Pirates de la mer Rouge

Sidi, ils t’ont blessé ? s’écria mon fidèle Halef quand sa prière fut terminée.
— Non ; mais toi, mon pauvre garçon, comment as-tu pu en échapper ?
— J’ai sauté de cheval en même temps que toi, Effendi... et puis je ne sais plus rien. Je revenais seulement à moi quand je t’ai appelé. Mais qu’importe ! nous sommes des hommes morts !
— Pourquoi cela ?
— Nous n’avons plus de guide ! Ô Sadek, mon ami ! ô le frère de mon âme ! que ton esprit me pardonne, car j’ai causé ta mort ! Je te vengerai ! je le jure par la barbe du Prophète ! à moins que je ne périsse ici...
— Tu ne périras pas, Halef.
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Karl May Les Pirates de la mer Rouge

Ouallahi ! billahi ! tallahi ! par Allah ! c’est le Gheïtan ! Vois comme sa gueule s’ouvre, comme il tire la langue ! Il tourne les yeux, il avance ses cornes, il tortille sa queue, il menace avec ses griffes, il frappe des pieds ! Oh ! s’il allait briser la boîte !
— Il ne le peut pas, Halef ; c’est seulement le portrait du diable, une image qui remue, une figure artistement faite.
— Une figure faite de la main des hommes, Sidi ? Tu ne me trompes pas pour m’empêcher d’avoir peur ? Qui peut faire de ses mains la figure du diable ? Aucun homme, ni chrétien, ni juif, ni musulman.
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Karl May Les Pirates de la mer Rouge

« Allah, Dieu de toute puissance et de toute justice, écoute-moi ! Mahomed, ô toi le prophète du Très-Haut, écoute-moi ! Vous, Califes et martyrs de la foi, écoutez-moi ! Moi, Omar ben Sadek, je ne rirai plus, je ne couperai plus ma barbe, je n’entrerai plus à la mosquée jusqu’à ce que l’enfer ait englouti le meurtrier de mon père ! Je le jure ! »
J’étais profondément ému en entendant le serment grave et solennel de cet homme ; lorsqu’il l’eut prononcé, il vint s’asseoir près de nous et dit avec beaucoup de calme :
« Racontez-moi tout ! »
Halef satisfit son désir
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