Louis de Ségur, Une Caravane française en Syrie au printemps de 1860
“ Près du village d’El-Taybeh, nos tentes furent dressées sur une éminence d’où l’œil embrasse l’un des paysages les plus splendides de l’Orient. Dans le panorama qui nous environnait, les hauteurs s’échelonnaient à perte de vue ; l’une, couverte de bois, était d’une couleur vert foncé sur laquelle se jouaient quelques reflets bleus ; l’autre offrait la verdure des prairies, une troisième la teinte jaune du désert. Je n’avais rien vu de semblable en Europe ni en Égypte ; je me sentais cette fois en pleine Asie. Qui n’est ému devant les grands spectacles de la nature ? ”
