Raphaël Bernoville, Dix jours en Palmyrène (1868)
“ Je pus y constater la vérité de ce que lady Digby m'avait dit sur la vue de Palmyre. C'est au coucher du soleil qu'il faut voir cette ville superbe. Le monde des êtres qui s'agitent sous la lumière a fait silence, et les voix innombrables de la nuit n'ont pas encore succédé à la sienne; après une chaleur pénible est venue une douce fraîcheur qui délasse des fatigues du jour. Les grandes ombres de la montagne, suivant la belle expression du poëte latin, descendent dans la plaine, et les longues colonnes semblent allonger leurs membres sur les sables du désert. ”
