Polychromie

Définition et enjeux

Jules Bertrand,  Revue des Deux Mondes

“ Le chef-d’œuvre de la polychromie naturelle fut sans doute la statue chryséléphantine. En même temps que la polychromie naturelle, les artistes grecs pratiquaient la polychromie artificielle, c’est-à-dire la peinture des statues. MM. Homolle, Pottier, Collignon, — ce dernier, à qui nous devons les monographies sur Phidias [5] , Scopas et Praxitèle [6] , — M. Lechat et M. Perrot ont établi cette vérité jusqu’alors si discutée. ”
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Portrait de Maxime Collignon Maxime Collignon,  Revue des Deux Mondes

“ Dans de telles conditions, la polychromie doit être aussi complète que possible, et c’est bien ainsi que nous la montrent les monumens, en particulier les frontons de l’Acropole, où la couleur, répartie sur toutes les parties sculptées, les couvre de ses tons pleins et mats, étalés largement. Voilà donc pour l’art grec primitif une loi bien établie : qu’il s’agisse d’une statue ou d’un bas-relief, la sculpture en pierre tendre réclame une polychromie totale. ”
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A. Daux,  L'industrie humaine, ses origines… (1877)

“ L'art ancien ne s'en tient pas là. Des statues polychromes ornaient les temples et les palais des cités atlantes.
La polychromie n'est pas seulement usitée, elle domine dans l'antiquité. Les plus anciens statuaires cherchent à donner aux yeux leur couleur, à l'œil, son éclat, aux lèvres, leur carmin, aux dents, leur blancheur. Le cou est le plus souvent orné d'un collier de pierreries ou d'un métal précieux; les reins sont entourés d'une ceinture d'or. La plupart des idoles sont polychromes. Chez les tribus sauvages, les images de la divinité sont de même peintes de couleurs voyantes.
”
Source : Gallica

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