Résumé

Charles Lévêque Les Dernières Luttes du Paganisme…

Le génie grec, qui languissait de vieillesse, eût été rajeuni et vivifié par le souffle puissant qui fécondait l’univers, au lieu de tomber dans cette léthargie où s’engourdirent des forces dont l’humanité avait besoin apparemment, puisqu’elle se jeta avec avidité sur les œuvres d’Aristote, quand elle put les ressaisir, et sur celles de Platon, quand l’Orient les lui rendit. La renaissance n’eût point été nécessaire, ou plutôt elle se serait faite jour à jour, heure à heure, à dater de l’école d’Athènes et de Proclus, sous l’influence croissante et acceptée du christianisme.
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Charles Lévêque Les Dernières Luttes du Paganisme…

En outre les mythes philosophiques se rapportent aux trois puissances de l’âme. Si nous étions une pure intelligence, l’esprit n’aurait pas besoin de mythes. Si au contraire nous n’avions que l’imagination, les mythes suffiraient à tous nos besoins ; mais nous avons en nous l’intelligence, l’opinion, l’imagination. Voulez-vous vous conduire d’après l’intelligence, vous avez la voie de la démonstration ; — d’après l’opinion, vous avez le témoignage ; — par l’imagination, vous avez les mythes. Ainsi tous les besoins de l’homme sont satisfaits.
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Charles Lévêque Les Dernières Luttes du Paganisme…

Rien qu’à lire les morceaux qu’il en a résumés ou traduits, on a sous les yeux un spectacle de l’attrait le plus vif. Et lorsque, stimulé par le désir d’en connaître davantage, on ouvre Eunape lui-même, on trouve, parmi des longueurs, des puérilités et des divagations fastidieuses, on trouve, dis-je, certaines pages d’une grâce inattendue, certains tableaux d’un coloris sombre et sinistre, certains accens de colère ironique ou de douleur contenue qui rendent présente au lecteur l’âme des derniers enfans du paganisme alternativement vainqueurs et vaincus.
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