Résumé

Émile Saisset Le Christianisme et la Philosophie

Tout être humain a donc l’instinct du bien et l’instinct de l’infini, en un mot, l’instinct du divin ; c’est l’honneur de l’espèce humaine. Tout être qui peut vivre sans la foi au divin ou qui a étouffé cette foi sublime n’appartient pas à l’humanité.
L’instinct moral et religieux, l’instinct du divin, voilà ce qu’il y a de primordial dans l’homme, ce qui est antérieur et supérieur à toute religion et à toute philosophie, ce qui devient l’aliment et le fondement de toute croyance religieuse et de toute spéculation philosophique.
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Émile Saisset Le Christianisme et la Philosophie

Par l’incarnation, il devient un être à part, un être capable d’intelligence et d’amour, capable d’immortalité. Mais cette intelligence est faible, cette volonté est sujette à faillir. L’homme connaît le mal, et le voilà séparé de son principe. Pour qu’il se rachète, pour qu’il se relève, il faut une miséricorde infinie qui donne un prix infini à son repentir. Voilà le mystère de la rédemption.
Dieu a revêtu la nature humaine. Il est mort pour tous les hommes, il les veut sauver tous, parce que tous les hommes sont frères, membres de Dieu, soumis à une même loi de justice et d’amour.
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Émile Saisset Le Christianisme et la Philosophie

Si le pasteur protestant ne voit pas un ennemi dans le prêtre, pourquoi le philosophe verrait-il dans le prêtre et le pasteur de mortels adversaires ? C’est au philosophe, au contraire, plus qu’à tout autre, de comprendre les puissances qui sont distinctes de la sienne, sans lui être opposées, et de les respecter en les comprenant. Ce commun respect de la philosophie et de la religion l’une pour l’autre n’ôterait rien à la liberté de leur action, et ceci nous amène à répondre d’un seul mot au dernier reproche qu’on nous adresse, celui de réduire la philosophie à l’inertie.
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