Benjamin Constant,
Du polythéisme romain considéré dans ses rapports avec la philosophie grecque et la religion…
(1833)
“ Sans doute le panthéisme n'est dans le fond pas plus favorable au Polythéisme. Mais il a cet avantage aux yeux du sacerdoce, qu'il ne peut pas devenir une religion ; il n'est fait que pour les esprits philosophiques. Par-là même il tolère plus facilement que le théisme les formes polythéistiques, et il y a quelque chose de séduisant, pour l'imagination et la vanité, à permettre au peuple de diviniser et d'adorer les diverses parties du grand tout, que le sage reconnaît comme seule divinité ou plutôt seule substance. Le théisme, au contraire, est pour le Polythéisme un ennemi irréconciliable. ”
