J.-Jacques Ampère, Revue des Deux Mondes
“ Sur les ruines du Sérapeum on éleva une église à saint Jean-Baptiste, mais il ne faut pas croire que rien ne survécut du vaste édifice païen. Au Ve siècle, les magistrats d’Alexandrie s’y réfugièrent pendant une émeute. De ses portiques il restait une forêt de colonnes au temps de Saladin : les Arabes appelaient ces ruines l’école d’Aristote ou la salle de justice de Salomon. Aujourd’hui, pour marquer la place du Sérapeum, de l’acropole, de l’ancienne Racotis, la grande colonne s’élève seule comme le signal d’un vaste naufrage. ”
