Temple de Sérapis

Définition et enjeux

Portrait de Anatole France Anatole France Thaïs

Laissant à sa gauche les magnifiques portiques du temple de Sérapis, il s'engagea dans une voie bordée de riches demeures qui semblaient assoupies parmi les parfums. Là les pins, les érables, les térébinthes élevaient leur tête au-dessus des corniches rouges et des acrotères d'or. On voyait, par les portes entr'ouvertes, des statues d'airain dans des vestibules de marbre et des jets d'eau au milieu du feuillage. Aucun bruit ne troublait la paix de ces belles retraites. On entendait seulement le son lointain d'une flûte.
Source : Gutenberg

Portrait de Gaston Maspero Gaston Maspero Les monuments funéraires de l'Égypte ancienne (1899)

Le passage où Strabon parle du temple de Sérapis s'offrit immédiatement à la pensée de Mariette et il ne douta pas qu'il fût sur la voie de cet antique monument, un des plus célèbres et des plus révérés de l'Egypte, à cause des Apis ou boeufs sacrés qui y avaient leur sépulture. « Le temple de Sérapis, dit l'auteur grec, est construit dans un endroit tellement sablonneux que les vents y amoncellent des amas de sable, sous lesquels nous vîmes les sphinx enterrés, les uns à moitié, les autres jusqu'à la tête. »
Source : Gallica

Portrait de Arthur Rhoné Arthur Rhoné L'Égypte à petites journées : le Caire d'autrefois (1910)

C'est, dit-on, dans cette région aujourd'hui aride et déserte que se serait élevé après l'avènement des Ptolémées ce Sérapéum d'Alexandrie ou temple de Sérapis, devenu si célèbre par la magnificence de son architecture et par ses trésors en livres, objets de science et œuvres d'art qu'on y conserva jusqu aux fatals édits de Théodose : édits qui, en promulguant l'ordre de fermer tous les temples du paganisme, amenèrent l'abandon ou la destruction des œuvres du génie antique.
Source : Gallica

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