Filippo De Filippi

Résumé

Filippo De Filippi Lettres sur la création terrestre… (1859)

De la dépouille mortelle de l'homme, c'est, en effet, la moindre partie qui reste à la terre. Tandis que l'esprit repose au sein de Dieu, la chair qui lui servit d'enveloppe se répand lentement dans l'air, et fournit sa part à ce mélange impur de la matière qui attend une organisation nouvelle.
Ne te sens-tu pas fortifiée et consolée par cette pensée, que les fleurs cultivées autour des tombeaux des êtres que nous avons aimés, peuvent reprendre au vent inexorable une partie des légères effluves dans lesquelles se dissolvent leurs chères dépouilles ?
Source : Gallica

Filippo De Filippi Lettres sur la création terrestre… (1859)

Tout atteste qu'un mouvement insolite vient d'être réveillé dans les sèves pour alimenter les parties nouvelles qui atteindront avec rapidité leur plus grand développement. Les racines agissent comme des éponges et absorbent l'eau du terrain, et ce fluide pénètre non-seulement dans les vaisseaux de la plante, mais encore parmi les cellules, passant de l'une à l'autre, dissolvant les matériaux qui s'y tiennent préparés depuis l'année précédente.
Source : Gallica

Filippo De Filippi Lettres sur la création terrestre… (1859)

Quelle énorme quantité d'eau'ne déversent pas les Alpes dans la vallée du , — cette belle partie du jardin de l'Europe, — et avec quelle industrie l'homme n'a-t-il pas su la contenir, la diriger, la ramifier et distribuer partout dans la plaine ce don si précieux de la Providence, qui afflue précisément à l'époque des chaleurs caniculaires, alors que la terre l'invoque et en ressent d'autant plus le besoin!
Source : Gallica

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