Eugène Chautard

Résumé

Eugène Chautard Au pays des pyramides (1914)

Grave et majestueux, mais sans fierté, l'air mélancolique et dépaysé, le chameau ou plutôt le dromadaire d'Egypte s'avance lentement, comme s'il craignait que ses larges sabots, habitués au sable du désert, ne glissent sur le sol trop uni des rues du Caire. Sa démarche très ondulante rappelle à merveille le tangage d'un vaisseau, et donne réellement le mal de mer à bien des cavaliers novices.
Après les simples montures, c'est le tour des attelages divers. Dans un pays aussi traditionnel que l'Egypte, les nouveaux usages se juxtaposent aux anciens, mais ne les détruisent pas.
Source : Gallica

Eugène Chautard Au pays des pyramides (1906)

Au sud, à nos pieds, le sphinx mystérieux ; plus loin, à côté des palmiers de Memphis, les pyramides de Dachour et de Saqqarah; enfin, à perte de vue, le ruban bleu du Nil, encadré de deux lisières de verdure qui cessent tout à coup devant les déserts de Libye et d'Arabie.
A l'ouest, c'est encore le désert sans fin, immense mer de sable, empire du vent qui le façonne à son gré, tantôt en légères rides, tantôt en véritables collines ; miroir du soleil qui s'y reflète avec tous ses feux.
Source : Gallica

Eugène Chautard Au pays des pyramides (1914)

Rien de plus pittoresque que l'ensemble des tentes de tout genre, installées pour un demi-million de pèlerins, tout autour de Tantah. Le jour, c'est un bazar bruyant de tous les produits du monde, un chassé-croisé de tous les costumes orientaux. La nuit, les vastes tentes des riches musulmans scintillent de lumières aux mille couleurs, répondant aux milliers d'étoiles qui irradient le ciel pur de l'Egypte. C'est féerique et vraiment oriental.
De Tantah, deux heures de chemin de fer suffisent pour arriver à Alexandrie, où nous nous embarquons pour l'Europe.
Source : Gallica

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