“ DE LA MOSQUÉE D’AMR, FILS D’AL’AS, DES COLLÈGES, DE L’HÔPITAL ET DES MONASTÈRES. La mosquée d’Amr, fils d’Al’às, est une mosquée noble très-considérée et très-célèbre. On y fait la prière du vendredi. La rue la traverse dans la direction de l’est à l’ouest. Elle a au levant le monastère où professait l’imàm Abou Abd Allah Achchàh’y. Quant aux collèges du Caire, personne n’en connaît le nombre, tant il est considérable. Pour l’hôpital (aJmaristân) qui s’élève entre les deux châteaux, près du mausolée d’Almélic Almansoiir Kalâoûn, il est impossible d’en décrire les beautés. ”
Amr ibn al-As
Définition et enjeux
Citations sur “Amr ibn al-As”
Reinhart Pieter Anne Dozy, Histoire des Musulmans d'Espagne…
“ Elevés dans la rude école de l’infortune et de l’exil, ils avaient appris de bonne heure à connaître les hommes, à comprendre, à juger les événements. Mais ils étaient entourés de périls de tout genre. Abdérame ne s’appuyait que sur la jeune noblesse. Outre Alî ibn-Hazm, un cousin de ce dernier, nommé Abd-al-wahhâb ibn-Hazm, et Abou-Amir ibn-Chohaid étaient ses conseillers habituels. C’étaient des hommes d’esprit et de talent, mais qui choquaient les musulmans rigides par la liberté de leurs opinions religieuses. ”
ʿAbd al-Wāḥid al-Marrākušī, Histoire des Almohades (1893)
“ Si vous le voulez, je n'y puis rien; mais prenez plutôt cet homme, » dit-il en montrant Moh'ammed b. Sa'd, «il montre de l'énergie et est très riche; il est possible que par lui Dieu étende sa faveur sur les musulmans. » Ibn Sa'd dirigea, en effet, les affaires du pays jusqu'à sa mort, arrivée en 568. Les habitants d'Alméria, après avoir également expulsé les Almoravides et avoir discuté qui ils choisiraient, voulurent décerner le pouvoir au kâ'id Aboû 'Abd Allâh b. Meymoûn, qui n'était pas de leur ville mais de Dénia. ”
ʿAbd al-Wāḥid al-Marrākušī, Histoire des Almohades (1893)
“ « Ces vaines imaginations, dit-il, ne sont que la suite de l'ivresse. Et comment donc pourrais-je te tuer, toi qui es ma vie même? as-tu jamais vu quelqu'un tuer ce qui fait son existence ? » Ibn Ammâr lui répondit par des paroles de gratitude et des vœux de longue vie. Il s'efforça d'oublier cet événement et y parvint; puis, un certain laps de temps s'étant écoulé, il arriva, comme nous le raconterons, que le rêve d'Ibn 'Ammâr se réalisa et que Mo'tamid tua, pour employer ses propres expressions, ce qui était sa vie. ”
Alfred Vacant, Eugène Mangenot, Émile Amann, Dictionnaire de théologie catholique
“ Il professait donc le chiïsme. A son école se rattache 'Amrou ibn Ba r surnommé al Djâhir, qui mourut en 255 (869) , âgé d’environ 96 ans. Il est surtout connu comme un littérateur plein de verve, d’une langue souple et hardie. En théologie, on lui attribue une s ngulière opinion : le Coran, d’après lui, serait un corps qui peut devenir homme ou animal. Contrairement à son maître, il était anti-'alide et composa des livres en faveur de l’imamat des 'Oumayyades et des 'Abbassides. ”
ʿAbd al-Wāḥid al-Marrākušī, Histoire des Almohades (1893)
“ Ibn 'Ammâr écrivit aussitôt ce qui venait de se passer au fils de Mo'tamid, Er-Râd'i billah (1) , qui reçut cette lettre dans un moment où il avait auprès de lui plusieurs vieux ennemis du vizir déchu. Râd'i, après avoir pris connaissance de la lettre, leur annonça la prochaine mise en liberté d'Ibn 'Ammâr. « Et comment, seigneur, peux-tu savoir cela ? — Voici la lettre où Ibn 'Ammâr m'annonce la promesse que lui en a faite notre seigneur Mo'tamid. » ”
Hartwig Derenbourg,
Opuscules d'un arabisant : 1868-1905
(1905)
“ Il paraît que le premier émir des Musulmans fut Yoûsouf ibn Tâachousin, Le deuxième des Almoravides en 479 de l'Hégire (1086 de notre ère) . Cf. Ibn Al-Athîr, Chronicon, X, p. 103; D. Francisco Codera, Tilulos y nombres propios en las monedas Arabigo-Espa- nolas (Madrid, 1878, in-4o) , p. 31 et suiv,; Tratado de numismatica, p. 194. Les rois Nasrides de Grenade ont tous adopté ce titre. 2 Aboû 'l-Hasan 'Ali était surnommé Al-Gàlib Billàh « le vainqueur par Allâh », comme le fondateur et la plupart des membres de sa dynastie. Cf. ”
Mohammad ibn Khāvand Chāh Mīrkhond, Histoire des Samanides (1845)
“ Il est rapporté dans le Tarikhi Guzideh que, après la prise d'Amr, fils de Leïs, Ismaïl, ayant envoyé un chambellan auprès de ce prince, lui fit dire: «Si Dieu le veut, je te délivrerai de la colère du khalife.» Amr répondit, après avoir béni le nom d'Ismaïl : « Je sais qu'il n'y a point de moyen de me délivrer du khalife, et qu'Ismaïl, en parlant ainsi, dit ce qui est commandé par l'humanité. » ”
ʿAbd al-Wāḥid al-Marrākušī, Histoire des Almohades (1893)
“ Allusion au Koran, IV, 28 et 30. (2) D'après une note marginale, le mot amr (ordre) avait d'abord été entendu par notre auteur dans le sens de khalife, qu'il a chez les Almohades. cultivateurs que bergers ; à leur tête, 'Abd Allah marcha sur la ville sans rencontrer [P. 200] aucune opposition : les habitants lui en ouvrirent les portes, et son frère Moh'ammed fut expulsé et exilé en Espagne. Le dit Moh'ammed, très considéré chez les Maçmoûda, fut par eux chargé du gouvernement de Dénia, et le garda jusqu'à sa mort. ”
ʿAbd al-Wāḥid al-Marrākušī, Histoire des Almohades (1893)
“ Oumazal [P. 245] , à qui Ibn Toùmert donna les surnom et nom d'Aboû H'afç 'Omar, et qui eut une nombreuse lignée et plusieurs enfants, entre autres Ibrâhîm, Ismâ'îl, Moh'ammed (lequel avait pour mère la fille d "Abd elMou'min) , Yah'ya, 'Isa, Moûsa, Yoûnos, 'Abd el-H'ak'k', 'Othmân, Ah'med, 'Abd el-Wâh'id. Ce dernier, nommé gouverneur d'Ifrîk'iyya en 603 par l'émîr Aboû 'Abd Allah, mourut dans ce poste le jeudi 1er moh'arrem 618. Ibn Toûmert appelait Fâçka « le Béni » (mobârek) et disait : « Tout marchera bien tant que les miens auront avec eux ou cet homme ou quelqu'un de ses enfants. » ”
Clément Huart, Histoire des arabes. Tome 1 (1912-1913)
“ Il y avait à la Mecque de ces hommes de l'art; parmi les premiers convertis à l'islamisme, nous trouvons 'Othmân benâl id ben Sa'îd dont le grand-père était el- 'Aç ; 'Amr ben el- <Âç, le futur conquérant de l'Egypte, et parmi les ennemis de Mahomet, son père lui-même, el- 'Àç ben Waïl; de même Abou 'Obéïda Ibn el-Djerrâh dont le grand-père (car il s'appelait 'Amir ben 'Abdallah) portait le nom d'el-djerrâf:t « celui qui soigne les blessures ». ”
ʿAbd al-Wāḥid al-Marrākušī, Histoire des Almohades (1893)
“ C'est ainsi que, grâce à la prudence et à l'habile conduite du vizir, [P. 85] Dieu sut mettre les musulmans à l'abri de la violence chrétienne. Ibn 'Ammâr rentra alors à Séville, auprès de son maître, qu'il trouva enchanté de cet heureux résultat. Mo'tamid fut ensuite pris de l'envie de se rendre maître de Murcie, autrement nommée Todmîr, et de son territoire, qui avaient été conquis par Aboû 'Abd er-Rah'mân Moh'ammed b. T'âhir et étaient gouvernés par lui. Il équipa donc un corps de troupes considérable avec lequel Ibn 'Ammâr se chargea d'opérer cette conquête et d'expulser Ibn T'âhir ”
ʿAbd al-Wāḥid al-Marrākušī, Histoire des Almohades (1893)
“ Aboû 'Amir Moh'ammed b. el-Welîd b. Yezîd b. 'Abd el-Melik b. [p. 18] 'Amir elMo'âferi el-K'ah't'âni. Cet Ibn Aboû 'Amir, originaire de Torrox, bourgade située sur le Guadiaro (Wâdi Aroû) , dans le territoire d'Algéziras, descendait d'une famille noble et depuis longtemps connue. Étant jeune, il alla à Cordoue, où il se distingua dans l'étude des sciences et des belles-lettres, ainsi que des traditions; alors déjà, il nourrissait le projet d'arriver à la direction des affaires, et il était si pénétré de cette pensée qu'il parlait à ses intimes de ce qu'il ferait alors. ”
ʿAbd al-Wāḥid al-Marrākušī, Histoire des Almohades (1893)
“ La pensée que tout passe fait que je regretterai moins ce que je n'ai plus. [P. 110] Ibn el-Labbâna, pendant son séjour à Aghmât, rendit assidûment ses devoirs au prince et lui témoigna toute sa reconnaissance pour les bienfaits dont il lui était redevable. Quand il fut résolu à partir, Mo'tamid, qui l'avait vu avec plaisir, épuisa ses dernières ressources pour lui envoyer vingt mithk'âl et deux pièces d'étoffe, envoi qu'il accompagna de ces vers : [Wâfir] La main d'un captif t'adresse cet insignifiant cadeau, dont l'acceptation sera la meilleure preuve de ta reconnaissance ”
Eugène Chautard, Au pays des pyramides (1914)
“ A la fin du XIXe siècle et au commencement du xxe, la lutte a recommencé plus vive. Le problème est toujours celui-ci : Amr (ou Amrou) général des Arabes, a-t-il brûlé, oui ou non, la bibliothèque du Sérapéum d'Alexandrie ? Quatre historiens arabes, au moins, et une tradition plusieurs fois séculaire répondent affirmativement. Le 1er est Abd-Al-Latif (1161-1231) , né a Bagdad, médecin et historien arabe très remarquable, auteur d'un ouvrage important sur l'histoire et les antiquités de l'Egypte, traduit en français par Sylvestre de Sacy. ”
ʿAbd al-Wāḥid al-Marrākušī, Histoire des Almohades (1893)
“ « Les grands délibèrent pour te faire mourir; quitte la ville, je te le conseille en ami. » Ibn Toûmert, saisissant l'allusion, quitta le village et sut gré de cet avertissement à Aboû Ibrâhîm, qui plus tard [P. 168] alla le rejoindre à Tînmelel quand les doctrines nouvelles se furent répandues, et qui figura parmi les membres de l'assemblée. Le supplice infligé par 'Abd el-Mou'min aux révoltés dont il vient d'être question eut pour effet de le faire craindre et respecter par les Maçmoûda et autres peuples de son empire. Il passa à Mërrâkech le reste de l'année 555, et les années 556 et 557. ”
Gaston Des Godins de Souhesmes, Tunis, histoire, moeurs, gouvernement… (1875)
“ Détrônés par les Abbassides , les Ommiades se réfugièrent à Cordoue où ils fondèrent un Etat nouveau. Les Abbassides descendaient de la famille du Prophète par Abbas, oncle de Mohammed, et ils eurent pour chef un arrière petil-fils de cet Abbas, nommé Aboul-Abbas-al-Saffab. Ils perdirent toute puissance temporelle pour ne conserver que le pouvoir spirituel quand l'un d'eux, Al-Rhadi-Billah, eut créé la dignité d'Emir-al-Omrah. (Chef des Chefs.) Les Aglabites qui siégeaient à Kuïrouan, près de Tunis, avaient pour fondateur Ibrahim-ben-Aglab que Haroun-alRaschid nomma gouverneur de l'Afrique. ”
Yuwākīm Mubārak, Pentalogie islamo-chrétienne. 3… (1972-1973)
“ Aussi le fait que l'immense majorité des peuples qui le composent coïncide avec la masse du tiers monde, donne à son invitation une particulière actualité. C'est dans cette perspective que nous croyons reconnaître à l'islam, entre les peuples de la Bible et les peuples sans Écritures, à défaut d'une vocation médiatrice une fonction médiane. Aussi, pour réduire au besoin les réticences et pour l'exercice de cette fonction, l'islam demeure-t-il comme un tireur d'arc au désert et il lui a été donné de manier l'épée, le fer à la puissance acérée (Coran, sourate al-Hadîd, 57, 25) ”
ʿAbd al-Wāḥid al-Marrākušī, Histoire des Almohades (1893)
“ Aboû 'Abd-Allâh H'omaydi dit tenir ce qui suit d'Aboû Moh'ammed 'Ali b. Ah'med, lequel le tenait d'Aboû 'Abd Allâh 'Acimi Nah'wi, par l'intermédiaire du vizir Aboû 'Obda H'assân b. Mâlek b. Aboû 'Obda : « Lors de l'arrivée de Çâ'id b. H'asan Loghawi auprès d'El-Mançoûr Aboû 'Amir Moh'ammed b. Aboû 'Amir, le ministre nous mit en présence du nouveau venu, que nous interrogeâmes sur des points difficiles de la syntaxe. Il ne put les élucider, ce que voyant, Ibn Aboû 'Amir dit : « On le vante, mais il est (1) de ma force en syntaxe, je le vaux bien. » ”
ʿAbd al-Wāḥid al-Marrākušī, Histoire des Almohades (1893)
“ Son fils Aboû Moh'ammed 'Onlar, surnommé el-Motawkkil 'Ala'llâh, régna sur Badajoz et son territoire, Evora, Santarem et Lisbonne. Ibn el-Aft'as el-Moz'affer était le plus passionné des hommes à réunir tout ce qui a trait aux belles lettres, notamment la grammaire, la lexicographie, la poésie, les récits curieux et les sources historiques. Il fit des extraits de tous les ouvrages de ce genre qu'il avait fait recueillir et en tira un gros livre analogue aux Ikhtiyârât d'er-Roûh'i et aux 'Oyoûn el-Akhbâr d'Aboû Moh'ammed b. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Il ne reconnaissait pas le Coran comme un livre inspiré ; il disait qu’il est permis de tuer celui par qui on est attaqué, sans recourir à la justice humaine ; il regardait comme un crime de se lier par des vœux ; il voulait qu’on n’adressât de prières qu’à Dieu, sans recourir à l’intercession des créatures, quelque saintes qu’elles fussent, etc. Arar, cheik d’Al-Ahsa, vint bientôt attaquer les nouveaux sectaires à la tête d’une armée ”
Yuwākīm Mubārak, Pentalogie islamo-chrétienne. 3… (1972-1973)
“ III - 2 18 L'ISLAM ET LE DIALOGUE ISLAMO-CHRÉTIEN Les Abbassides (750-1258) succédèrent aux Omayyades, en tournant à leur profit le légitimisme des Chiites. Le califat connut son apogée avec Haroun al-Rashîd (789-809) et son fils al-Mâmoûn (813-833) , lequel joua un rôle important (et rude: libéralisme persécuteur pour les opposants) . La capitale émigré vers l'est; de Damas, elle fut transférée à Bagdad sur le Tigre. L'Orient musulman connut alors sa plus grande ouverture. L'apport iranien informa le monde arabo-syrien ”
Auguste Pavy, Histoire de la Tunisie (1894)
“ Le cousin du sultan défunt Omar-ibn-Abd-el-Aziz-ibn-Merouan héritait du khalifat. C'était un homme vertueux, uniquement préoccupé des intérêts religieux de l'Islam. Pour remplir ses vues de justice et de piété, il rappela le gouverneur d'Afrique et le remplaça par un musulman zélé comme lui-même : Ismaïl-ibn-Abd-Allah. Quelques changements de cette nature occupèrent tout le règne du pieux Omar qui fut de courte durée et se termina le samedi 10 février 720. Nouveau Khalife ; nouveau Gouvernement ! ”
ʿAbd al-Wāḥid al-Marrākušī, Histoire des Almohades (1893)
“ Ce vers est une allusion indirecte à celui du H'odheylite : [Kâmil] Contre les étreintes de la mort nul talisman n'a de pouvoir a. Ibn 'Ammâr ne sortit plus de prison, où Mo'tamid le tua de sa main en l'année 479, dans les circonstances que voici. Il était emprisonné depuis un temps déjà long quand il écrivit le poème que nous avons transcrit, et qui éveilla quelque pitié chez Mo'tamid. Celui-ci, au cours d'une soirée littéraire, se le fit amener enchaîné et commença l'énumération de toutes les faveurs, de tous les bienfaits dont il l'avait comblé. ”
Reinhart Pieter Anne Dozy, Histoire des Musulmans d'Espagne…
“ Ils s’étaient si bien emparés de l’esprit du prince, ces «hommes infâmes» dont Ibn-Ammâr parle dans son poème et parmi lesquels on distinguait le vizir Abou-Becr ibn-Zaidoun [156] , alors l’homme le plus influent à la cour, que Motamid avait déjà conçu des doutes sur la fidélité d’Ibn-Ammâr au moment où celui-ci prenait congé de lui pour se rendre à Murcie. Joignez-y qu’Ibn-Ammâr trouva un ennemi non moins dangereux dans la personne d’Ibn-Abdalazîz, prince de Valence et ami d’Ibn-Tâhir. ”
Reinhart Pieter Anne Dozy, Histoire des Musulmans d'Espagne…
“ L’aristocratie arabe n’était plus ce qu’elle était au commencement du règne d’Abdallâh. Elle avait perdu ses chefs les plus illustres; Saîd ibn-Djoudî et Coraib ibn-Khaldoun n’étaient plus, Ibrâhîm ibn-Haddjâdj venait aussi de mourir [382] , et personne n’avait assez de talent ou de considération pour prendre la place que la mort de ces hommes supérieurs avait laissée vide. ”
Victor Thomas, Étude sur la conquête de l'Espagne par les Arabes… (1852)
“ J'aurai, a dit ce prophète, de zélés défenseurs qui prendront ma race sous leur protection ; les Berbers donneront une retraite à mes descendants et leur rendront toute sorted'honneurs.On ditque la mission de Mahomet leur avait été annoncée par plusieurs de leurs ancêtres. Après la conquête de l'Egypte par les musulmans, sous le kalifat d'Omar, six hommes du pays des Berbers vinrent se présentera Amrou ben al-As, qui gouvernail cette province; ils avaient les cheveux et la barbe rasés. ”
ʿAbd al-Wāḥid al-Marrākušī, Histoire des Almohades (1893)
“ A son réveil il raconta son rêve à un professeur dont il suivait les leçons, Aboû Moh'ammed 'Abd el-Moun'im b. 'Achîr, qui lui dit quand il eut achevé son récit : « 0 mon fils, ô 'Abd el-Mou'min ! ce rêve ne peut s'appliquer à toi, mais à un homme qui se soulèvera contre le Prince des musulmans, partagera d'abord avec lui une partie de ses domaines, puis s'emparera du tout et sera seul à y régner. » Il lui arriva encore dans cette localité un autre fait merveilleux et constant, et montrant la concordance des mots et de la prédestination. L'un des principaux de la cour d'El-Melik el-'Azîz b. ”
“ Lorsque cet ordre fut expédié, la chose vint à la connaissance d’un ami de l’émir, lequel était lui-même un commandant des plus haut placés. Il entra chez le roi Nâcir, et lui dit : « O mon maître, il est certain que l’émir Hoçàm eddin est un des meilleurs commandants, et fidèle aux musulmans ; il garde le chemin, et c’est un brave soldat. Les Arméniens veulent faire des dégâts dans le pays des musulmans, mais l’émir les repousse et les défait : c’est pourquoi nos ennemis ont en vue, par sa mort, l’affaiblissement du pouvoir des musulmans. » ”
