Auguste Pavy

Résumé

Auguste Pavy Histoire de la Tunisie (1894)

La femme d'Asrou-Baal, parée de ses plus beaux atours et entourée de ses deux enfants, parait elle-même soudain aux regards de Scipion et de son époux déshonoré. Elle l'appelle à haute voix. Et, comme le misérable reste la tète baissée, courbé sous la honte, elle s'adresse à son vainqueur : « Romain, lui dit-elle, que les dieux te soient propices, à toi qui ne fais qu'user des droits de la guerre. Venge seulement le génie de Carthage sur cet infâme qui trahit, à la fois, aujourd'hui, sa patrie, ses dieux, son épouse et ses enfants! »
Source : Gallica

Auguste Pavy Histoire de la Tunisie (1894)

Au printemps de 698, en effet, Abd-el-Melik armait à son tour une flotte nombreuse et l'envoyait au secours d'H'assân. L'émir, avec ces renforts, chassait les Byzantins, leur reprenait, aux premiers jours de l'été, Carthage, qu'il ruinait de fond en comble, et les forçait, avec leur général humilié, de quitter, pour ne les plus revoir, ces rives ensoleillées, muets témoins de tant de gloires et portant encore sur leurs grèves en deuil, l'ineffaçable empreinte des Hann-Baal, des Scipion, des Marius, des César, des Giséric et des Bélisaire.
Source : Gallica

Auguste Pavy Histoire de la Tunisie (1894)

ZD C'est Gafsa, la plus ravissante oasis du Saharah tunisien! Avec ses forêts de gigantesques palmiers, dont les têtes panachées s'inclinent au gré des brises, on dirait une nef en route pour un lointain voyage à travers le temps, si ce n'est à travers l'espace; C'est Kairouan, la ville aux vingt-six mosquées, dans l'une desquelles repose Sidi-Sahab, le barbier du prophète, et aux cinquante-cinq zaouïas, la cité sainte de la Tunisie! Le musulman, qui peut dormir son grand sommeil à l'ombre de ses remparts, emporte, dans sa tombe, un gage d'éternel salut.
Source : Gallica

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