Auguste Pavy, Histoire de la Tunisie (1894)
“ La femme d'Asrou-Baal, parée de ses plus beaux atours et entourée de ses deux enfants, parait elle-même soudain aux regards de Scipion et de son époux déshonoré. Elle l'appelle à haute voix. Et, comme le misérable reste la tète baissée, courbé sous la honte, elle s'adresse à son vainqueur : « Romain, lui dit-elle, que les dieux te soient propices, à toi qui ne fais qu'user des droits de la guerre. Venge seulement le génie de Carthage sur cet infâme qui trahit, à la fois, aujourd'hui, sa patrie, ses dieux, son épouse et ses enfants! » ”
