Victor Thomas, Florilège : le village, Montmartre… (1899)
“ Elle n'eût pas connu cette tristesse amère Qui l'accable le long des jours, le long des nuits, Et qui fait que l'amour lui semble une chimère ; Car l'amour seul a pu causer tous ses ennuis : Elle fut entraînée un soir au clair de lune Dans un chemin bordé de bruyère et de buis ; Au loin les rossignols chantaient dans la nuit brune, Et les fleurs des guérets et les flcursdes taillis Mêlaient leurs frais parfums aux brises de la dune. Oh ! les baisers menteurs et les serments trahis !. Un mois après, le cœur plein de mélancolie, La pauvre enfant quittait pour jamais son pays. ”
