Eugène Poitou

Résumé

Eugène Poitou Un hiver en Égypte (1860)

A nos pieds s'étend la ville immense, avec ses toits gris en terrasses, avec ses dômes et ses minarets innombrables; à gauche, on aperçoit le Vieux Caire et les arcades élevées de l'aqueduc du sultan Taloun, qui apportait l'eau du Nil à la citadelle; à droite, les tombeaux des Califes, vaste champ de ruine et de désolation ; en face, Boulaq et ses entrepôts ; puis, étincelant sous le soleil et enveloppant de ses flots dorés des îles verdoyantes, le Nil qui traverse majestueusement ces plaines fécondes, toutes couvertes de jeunes moissons, de palais, de villas, de jardins.
Source : Gallica

Eugène Poitou Un hiver en Égypte (1860)

Mais longtemps encore Alexandrie tient une grande place dans l'histoire. La vieille civilisation égyptienne, s'y rencontrant avec la civilisation grecque, fait encore d'elle un des foyers les plus actifs de l'esprit humain et le dernier boulevard du paganisme.
Les dieux de la Grèce et de Rome y ont des autels à côté des dieux de Thèbes et de Memphis. La philosophie y fleurit comme en son arrière-saison; et l'école d'Alexandrie, fille dégénérée mais ingénieuse de Platon, essaie, dans un puissant et stérile effort, de fondre ensemble la science grecque et la tradition orientale.
Source : Gallica

Eugène Poitou Un hiver en Égypte (1860)

Les Arabes, et les Nubiens surtout, ne prennent pas même cette précaution.
La violence du vent dégénère en une véritable tempête. Le Nil est agité comme une mer, et imprime à la cange un mouvement de roulis qui devient très-désagréable. Il faut s'arrêter : on amarre la barque au pied d'un grand rocher. Le paysage est triste et sauvage; tout le long de la rive droite, de hautes falaises coupées à pic; de
l'autre côté du fleuve, de grandes plages unies et quelques îlots de verdure, qui disparaissent sous le nuage de poussière que le vent amène du désert.
Source : Gallica

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