Architecture égyptienne

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Le Bon Gustave Le Bon Lois psychologiques de l'évolution des peuples

L'architecture égyptienne est surtout une architecture funéraire et religieuse, ayant plus ou moins pour but la momie et les dieux. C'est pour eux que se creusaient les souterrains, que s'élevaient les obélisques, les pylônes, les pyramides, pour eux encore que les colosses pensifs se dressaient sur leurs trônes de pierre avec un geste si majestueux et si doux.
Source : Gutenberg

Portrait de Jean-Jacques Bourassé Jean-Jacques Bourassé Archéologie chrétienne, ou Précis de l'histoire des monuments religieux du moyen-âge… (1867)

Par le concours de circonstances spéciales, l'architecture égyptienne présente un caractère original, et un œil exercé peut y trouver sans trop d'efforts le germe de cette architecture si régulière qui couvrit la Grèce et l'Asie Mineure de monuments innombrables. Dans l'épaisse et massive colonne égyptienne, dans son chapiteau orné de feuilles de palmier, dans ses espacements mesurés,
il est impossible de méconnaître le principe de cette architecture essentiellement symétrique qui prit naissance et se développa sous les heureuses influences du ciel de la Grèce et de l'Ionie.
Source : Gallica

Jérôme Delandine de Saint-Esprit Oeuvres complètes de Chateaubriand… (1851-1852)

J'incline donc à croire que toute architecture est sortie de l'Égypte, même l'architecture gothique ; car rien n'est venu du Nord, hors le fer et la dévastation. Mais cette architecture égyptienne s'est modifiée selon le génie des peuples : elle ne changea guère chez les premiers Hébreux, où elle se débarrassa seulement des monstres et des dieux de l'idolâtrie. En Grèce, où elle fut introduite par Cécrops et Inachus, elle s'épura et devint le modèle de tous les genres de beautés.
Source : Gallica

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