Georges Perrot,
L’Île de Cypre
“ Les Grecs de Cypre restèrent donc soumis à l’ascendant d’une civilisation qui pouvait déjà se prévaloir alors d’un passé très long et très bien rempli. Ils étaient loin des grands foyers où s’alluma et où brilla le plus éclatante et le plus pure la flamme du génie hellénique ; ils étaient loin de l’Ionie, ce printemps de la Grèce, plus loin encore d’Athènes, son riche et glorieux été. Tout au contraire, ils étaient avec les Phéniciens en un contact intime et journalier ; par leur intermédiaire, ils se trouvaient rapprochés de l’Assyrie et de l’Égypte, plus tard de la Perse. ”
