Résumé

George Perrot Un Peuple oublié - Les Sikèles

L’étude des origines de Rome n’a pas été moins largement renouvelée ; les horizons s’y sont ouverts dans la même proportion. Ce phénomène s’est reproduit, d’un bout à l’autre du domaine de la civilisation antique, partout où l’on a pu fouiller librement. La Sicile est un des pays où, dans ces derniers temps, il a été fait le plus d’efforts, et les efforts les plus heureux, pour reconquérir sur l’oubli une part du passé.
On ne savait que bien peu de chose, par la tradition, de ce qu’avait été la Sicile avant que s’y fondassent les cités grecques et les comptoirs phéniciens.
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George Perrot Un Peuple oublié - Les Sikèles

Il reste à dire quelle idée on arrive à se faire, d’après ces monumens, du génie des Sikèles et de leurs prédispositions natives, de leurs habitudes et de leurs mœurs.
Ce qui paraît tout d’abord incontestable, c’est que les Sikèles étaient un peuple heureusement doué, auquel il n’a peut-être manqué, pour créer, par son propre effort, une forme originale de civilisation, que de se développer dans un autre milieu.
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Peut-être faut-il voir le regret de l’indépendance perdue dans l’empressement avec lequel les Sikèles aident Dion à renverser Denys le Jeune ; mais c’est là, sauf erreur, la dernière fois que les Sikèles paraissent dans l’histoire comme distincts des Grecs. Dès la fin du ive siècle, il ne semble plus y avoir dans l’île que des Grecs, dont la culture est plus ou moins raffinée suivant qu’ils habitent Agrigente et Syracuse ou les villes de la montagne.
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