Résumé

E. Amelineau Revue des Deux Mondes

Ces lyres debout et couchées n’ont de semblable que l’apparence : les lyres couchées sont incrustées de grains ovoïdes et de losanges sertis dans l’or ; celles au contraire qui sont debout sur les rosaces sont incrustées de petites lames irrégulières en cornaline, en émeraude et en lapis-lazuli, selon les besoins de la ligne, mais le plus souvent forment un parallélogramme régulier. L’artiste qui fit ce bijou avait au plus haut point le sentiment de la forme et le goût artistique.
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E. Amelineau Revue des Deux Mondes

Pensant à juste titre que les grands monumens ne sont pas les seuls qui intéressent l’histoire de la civilisation ; que les objets qui semblent n’offrir aucun intérêt à tel individu peuvent en avoir beaucoup pour tel autre ; que souvent tel fragment rejeté par les ouvriers peut éclairer d’une manière inattendue les problèmes qui semblaient les plus insolubles, sans autrement négliger les monumens de grandes dimensions qui lui tombaient sous la main, M. Pétrie s’est surtout attaché aux petits objets.
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E. Amelineau Revue des Deux Mondes

Dans la seconde butte, je trouvai des silex taillés avec une rare perfection, et, dans un seul tombeau, trois cent vingt-quatre pointes de flèches admirablement travaillées, de toutes les formes et déjà barbelées : le tombeau avait était incendié de fond en comble, et les roseaux des flèches avaient été consumés, cela va sans dire. Des pièces de bois assez grosses avaient échappé à l’incendie comme par miracle, notamment deux qui avaient encore, passées dans leurs trous, des attaches en fil de métal.
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