Résumé

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury L’Exposition égyptienne du Champ de Mars

Nulle part l’empreinte du génie théocratique de l’Égypte n’est plus marquée que dans l’art. C’est pour le culte avant tout que la pierre, est taillée, sculptée, décorée de peintures, qu’elle s’amoncelle en ouvrages gigantesques. Partout la dévotion conduit la main de l’artiste. Les temples nous offrent à peine une statue de dieu qui ne porte pas la trace d’une consécration, c’est-à-dire qui n’ait pas été érigée pour appeler les bénédictions célestes sur le personnage qui l’a fait exécuter.
Source : Wikisource

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury L’Exposition égyptienne du Champ de Mars

L’homme ne descend dans la tombe que pour ressusciter ; après sa résurrection, il reprendra une vie nouvelle à côté ou dans le sein de l’astre lumineux. L’âme est immortelle comme Ra, et elle accomplit le même pèlerinage. Aussi voit-on sur certains couvercles de sarcophages l’âme figurée par un épervier à tête humaine tenant dans ses serres les deux anneaux de l’éternité, et au-dessus, comme emblème de la vie nouvelle réservée au défunt, le soleil levant, assisté dans son cours par les déesses Isis et Nephthys.
Source : Wikisource

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury L’Exposition égyptienne du Champ de Mars

Tout en Égypte portait l’empreinte de la religion. L’écriture était si remplie de symboles sacrées et d’allusions aux mythes divine, qu’en dehors de la religion égyptienne l’emploi en devenait pour ainsi dire impossible. Les lettres et les sciences n’étaient que des branches de la théologie, et les livres qui en traitaient formaient une sorte de code sacré dont la composition était attribuée à un dieu, Thoth, assimilé par les Grecs à leur Hermès. Les arts ne travaillaient guère qu’en vue du culte et pour la glorification des dieux ou des rois divinisés.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature