George Perrot

Résumé

George Perrot,  Revue des Deux Mondes

“ Si j’essaie de me représenter l’âge fortuné auquel on fait remonter la première origine de l’épopée hellénique, cette naissance de la Grèce que le monde n’a vue qu’une fois, dit Wolf lui-même, et qu’il ne reverra plus jamais, au milieu de cette merveilleuse jeunesse, si simple et si riche, où les sens et l’imagination se partagent l’homme tout entier, où les premiers sentimens de l’humanité ont tant de force et tant de grandeur, en vérité, je serais plutôt tenté de me demander si les facultés d’un poète de génie ont des limites que de leur en imposer d’arbitraires. ”
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George Perrot,  Revue des Deux Mondes

“ Pour ce qui est de la richesse et de la variété des objets qu’elle offre à la curiosité, Florence n’est surpassée que par Rome. Les musées renferment, outre plusieurs des chefs-d’œuvre de l’art grec, de nombreux monumens soit de la civilisation étrusque et de sa brillante industrie, soit de la puissance et de l’opulence romaines ; mais ce qui y brille d’un incomparable éclat, c’est le génie même de la renaissance italienne, c’est-à-dire l’art moderne dans ce qu’il a de plus libre et de plus original, dans son âge héroïque et sa jeune fécondité. ”
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George Perrot,  Revue des Deux Mondes

“ C’est que « le cœur a ses raisons que l’esprit ne connaît pas. » Ici, ces raisons, c’est la répugnance instinctive que nous inspire l’idée d’une brusque et complète cessation de la vie, c’est le rêve ingénu de nos lointains ancêtres, c’est l’antique croyance à la survie des morts dans le tombeau, croyance qui s’est imprimée si fortement dans la substance et comme dans la moelle même de l’âme humaine, que des siècles d’expérience, de réflexion et de culture scientifique n’ont pu encore l’arracher de ses replis et en faire disparaître les dernières traces. ”
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