“ « Grands dieux ! il y a encore de nous dans les demeures d’Hadès une âme et une ombre, mais elle n’a plus aucun sentiment [4] » ; et ceci : « Lui seul conserve le sentiment, les autres sont des ombres voltigeantes [5] ; et puis : « L’âme s’envola du corps et s’en alla chez Hadès, déplorant son destin et laissant la vigueur et la jeunesse [6] » ”
Hadès
Définition et enjeux
Hadès, dieu des Enfers dans la mythologie grecque, incarne la frontière entre le monde des vivants et celui des morts. Depuis les récits homériques jusqu'aux réflexions philosophiques de Platon, ce personnage a inspiré des visions diverses. Homère le représente comme un souverain inexorable, tandis que Platon évoque l'âme errante dans les ténèbres.
Anatole France, lui, y voit une image des âmes non apaisées. Les textes de Hésiode ou de Mallarmé mettent en lumière son rôle incertain, oscillant entre le pouvoir divin et l'ombre. Cette ambivalence persiste dans les interprétations contemporaines, où Hadès symbolise autant la mort que la recherche de vérité.
Citations sur “Hadès”
P. Challemel-Lacour, La Peinture monumentale en Allemagne…
“ Hadès, le dieu du Tartare, est une combinaison du tyran de mélodrame et du Satan miltonien qui est diamétralement contraire au type antique du prince des ombres ; les plus ignorans s’étonnent de voir figurer dans l’Olympe Silène ivre et les faunes montés sur des boucs, fantaisies qu’on pardonnerait, si elles étaient rachetées par l’exécution, et si nous n’étions avertis que tout doit être ici d’une vérité indiscutable. ”
Anatole France,
Pierre Nozière
(1899)
“ Il n’a pas encore sa place dans les demeures de Hadès. Il est de ces morts qui, n’ayant point été ensevelis, errent misérablement autour des habitations et reviennent demander, la nuit, à ceux qu’ils ont laissés en ce monde, un peu de terre pour couvrir leur malheureux corps. C’est une âme en peine. Il avait accompagné Ulysse dans ses voyages, et il était encore auprès de lui dans l’île d’Ea. ”
Hésiode,
Poètes Moralistes de la Grèce
“ L’un est favorable aux humains ; il parcourt d’un vol paisible la terre, la vaste mer, pour leur verser ses doux présents. L’autre enferme dans sa poitrine une âme de bronze, un cœur d’airain ; on ne peut lui ravir celui des mortels qu’il a choisi pour victime ; c’est l’ennemi même des immortels. Là aussi est le palais retentissant du dieu des enfers ; le puissant Hadès y habite avec la dure Perséphone. Un chien redoutable veille à la porte ; ce monstre farouche, par un instinct perfide, flatte tous ceux qui s’en approchent, il les attire par le mouvement de sa queue et de ses oreilles. ”
Stéphane Mallarmé,
Les Dieux antiques
“ Comment se fait-il, me dira-t-on, que Hadès, étant, comme Zeus, fils de Cronos, ne comptât pas au nombre des douze dieux réglementaires de l’Olympe ? Simplement parce que son empire gisait sous terre. On ne connaît pas cette distinction dans les poèmes homériques : il y a le pouvoir d’aller à l’Olympe quand bon lui semble ; et il le fait, blessé par Héraclès. Que de couches superposées de concepts ou d’interprétations nous Fig. 36. — Buste de Hadès ou Pluton. ”
“ Entre eux et l’oppresseur, ils ont pris pour arbitre Hadès, ayant souffert d’un outrage odieux. Sans cesse réussir n’est réservé qu’aux dieux. Étant donc valeureux, ils sont morts en grand nombre ; Ils peuplent désormais les royaumes de l’ombre. C’était la volonté de Zeus. Proche ou lointain, Nul mortel, quel qu’il soit, n’échappe à son destin. ”
Alfred Maury,
Histoire des religions de la Grèce antique…
(1857-1859)
“ Les anciens ne s'étaient guère montrés à cet égard plus explicites que les modernes, et le doute régnait sur ce problème impénétrable 3. L'âme habitait dans l'éther à la cour de Zeus 4; l'Hadès seul possédait sa dépouille 4. Les deux systèmes eschatologiques subsistaient dans certains esprits l'un à côté de l'autre. Le Ciel et l'Elysée, placés dans l'empire de Hadès, recevaient tour à tour les morts, suivant leur degré de mérite 5. Cet Hadès avait déjà perdu toute son horreur tandis que les âmes des hommes pieux habitent daus le ciel et chantent, dans des hymnes, la grande divinité. ”
Stéphane Mallarmé,
Les Dieux antiques
“ La déité qui règne sur ce monde spécial est, on se le rappelle, Hadès ; et ce régent des lieux infernaux s’identifiait avec son royaume au point que maître et états portèrent le même nom. Des fleuves fameux arrosaient l’Hadès : le Styx, qui l’enveloppait de sept replis ; puis l’Achéron, le Cocyte, le Phlégéthon ou Pyriphlégéthon, et le Léthé. Aucun de ces noms qui n’ait sa signification. Achéron, comme l’Achéloüs, l’Axios, l’Axé, l’Exe, l’Usk, et maint autre courant, signifie simplement l’Eau. Le Cocyte est le fleuve des gémissements et des larmes ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Séguier
“ Au tumulte des miens de leurs chambres surgis, Il se lève, oubliant, dans ses vapeurs funèbres, De retourner, de prendre encore l’escalier. Lors il tombe du toit, se casse les vertèbres De la nuque, et son âme aux enfers va grouiller. Mes guerriers à leurs rangs, ainsi je les sermonne : « Sans doute vous croyez rentrer au sol natal ; Or, Circé nous prescrit un détour capital. Je dois trouver Hadès, l’austère Perséphone, Pour consulter l’esprit du vieux Tirésias. » À ces mots, de chagrin leur pauvre cœur se brise. ”
Euripide , Iphigénéia chez les Taures
“ Hélas ! ô Daimôn, qui me prives d’un frère unique que tu as envoyé dans le Hadès ! C’est pour lui que je vais répandre sur la terre, en libations funèbres, cette coupe des Ombres et ces sources de lait des vaches montagnardes et la liqueur vineuse de Bakkhos et le blond travail des abeilles, offrandes qui apaisent les morts. ”
Alfred Maury,
Histoire des religions de la Grèce antique…
(1857-1859)
“ Pluton ou Hadès n'est qu'une forme masculine de l'Aditi védique 3, c'est-à-dire de la Terre considérée comme le réceptacle des morts 4. Sou nom se retrouve sous une forme encore moins altérée, dans le Dis (gén. Ditis) des Pélasges italiotes 5. On comprend aisément comment Hadès et Dis sont devenus des dieux des enfers, ou simplement des personnifications de la terre le NEPTUNE PHÉNICIEN, dans la Revue archéologique, t. V, p. 555 (ami. 1848) . ”
H. Taine, L’Italie et la Vie italienne, souvenirs de voyage
“ Même chez Hadès, ils gardent encore leur dignité et se rangent fièrement autour de leurs égaux, intimes familiers de Perséphone, » tandis que la foule ignorée, les âmes vulgaires, « reléguées dans les profondeurs des prairies d’asphodèles, parmi les peupliers allongés et les pâturages stériles, bruissent tristement comme des chauves-souris ou comme des spectres, et ne sont plus des personnes. » Seules, les formes idéales échappent aux engloutissemens de la durée, et perpétuent pour nous les œuvres et les pensées parfaites. ”
“ Quelle lumière, quelle splendeur Halios apporta-t-il sur son char, et Sélana à travers l’Aithèr, quand les Nymphes rapides promenèrent leurs torches dans les ténèbres nocturnes, lorsque, pour mes noces, la Cité d’Argos chanta magnifiquement des chants de félicité et les louanges de mon mari Kapaneus armé d’airain ? Je viens ; accourant de mes demeures, furieuse, désirant le même bûcher et le même sépulcre, afin de finir dans le Hadès une vie amère et mes douleurs. Car la mort est douce quand on la partage avec les mourants qu’on aima, si un Dieu nous l’accorde. ”
Gaston Maspero,
Guide du visiteur au Musée du Caire…
(1915)
“ La théorie la plus vieille, celle d'après laquelle le double vivant s'enfermait dans son tombeau, est celle qu'on rencontre le plus rarement; je ne me rappelle pas l'avoir rencontrée dans toute sa rigueur ailleurs que sur la stèle de Pshérénéphtah au Musée Britannique. L'Hadès y apparaît comme une région de ténèbres épaisses, où les mânes traînent une existence misérable dans une torpeur perpétuelle, sous l'autorité d'un dieu impitoyable qui est celui de la mort complète. ”
Auguste Lacaussade,
Les Épaves
“ Vigne ! épanouis-toi sur la terre où repose Le doux Anacréon, le sage de Téos, Qui chanta le vin et la rose, L’ami cher à Cypris et cher au blond Éros ; Celui qui voyait sur ses traces Cheminer, souriant, le chœur décent des Grâces, Et dont la lyre aux frais accords De l’Hadès désormais charme les sombres bords. ”
Jules Du Potet de Sennevoy, Traité complet du magnétisme animal… (1856)
“ Ainsi, il y a bien positivement un Hadès, ou monde aérien, habité par des âmes enveloppées de leur esprit nervique, monde qui tient le milieu entre la terre et le séjour des bienheureux. Ces âmes habitent des régions plus ou moins élevées, suivant qu'elles ont plusou moins bien vécu. ”
Auguste Bouché-Leclercq,
Histoire de la divination dans l'antiquité…
(1879-1882)
“ L' imagination populaire n' a pas voulu accepter le système d' Hésiode qui , pour assurer aux héros de l' âge épique une immortalité bienheureuse , les déportait en masse au-delà de l' Océan . Elle voulait avoir ses héros à sà portée et elle enfermait leurs ombres dans le sein de la terre natale . Les héros sont donc , dans le royaume de Hadès , les premiers d' entre les morts , comme ils ont été les premiers parmi les mortels , mais à l' état d' ombres sans force et à peu près vides de pensée . ”
Marie-Joseph Lagrange,
Le judaïsme avant Jésus-Christ
(1931)
“ Nous avouons ne pouvoir comprendre l'enthousiasme des Gâthâs pour Mazdâh que de cette façon : elle est la seule possible si le dualisme est ancien dans la religion des Perses. M. Meillet le repousse jusqu'aux Sassanides. Or il existait au temps de Théopompe. Un texte isolé de Plutarque (4) , d'autant plus décisif qu'il n'est pas doctrinal, mais purement historique, prouve son existence sous les Achéménides : Amestris, femme de Xerxès, ensevelit vivants douze hommes en l'honneur d'Hadès. Hadès est Ahriman, un dieu redoutable, assimilé au dieu grec des morts. ”
Simone Weil,
La Source grecque
“ Le sentiment de la misère humaine leur donne cet accent de simplicité qui est la marque du génie grec, et qui fait tout le prix de la tragédie attique et de l’Iliade. Certaines paroles rendent un son étrangement voisin de celui de l’épopée, et l’adolescent troyen envoyé chez Hadès, quoiqu’il ne voulût pas partir, vient à la mémoire quand le Christ dit à Pierre : « Un autre te ceindra et te mènera où tu ne veux pas aller. » ”
Gaston Maspero,
Guide du visiteur au Musée du Caire…
(1902)
“ Les plus anciens remontent à la XVIIIe dynastie et sont près de la porte de la salle G; la plupart des autres proviennent de la seconde trouvaille de Deîr-el-Bahari, et ont — 224 — appartenu à des hommes ou à des femmes de la race des prêtres et grands-prêtres d'Amon thébain. Les livres de l'Hadès qui les accompagnent sont peu soignés. A l'extrémité ouest de la salle sur la fin du mur sud, on remarque quelques recueils mixtes, où des scènes du Livre des Morts sont mêlées à des scènes du Livre de l'Hadès, ainsi, le papyrus n° 684, du prêtre Zodkhonsouaoufankhou. ”
Gaston Maspero,
Causeries d'Égypte (2e édition…
(1909)
“ « Hadès, votre briquetier est un briquetier d'Hadès ! » il 128 CAUSERIES D'EGYPTE meurt de n'avoir à qui causer. L'âme se garde pourtant de laisser son homme sur une image aussi funeste. Elle lui conseille de chasser les tristes pensées et de s'abandonner à la joie présente : « Ecoute-moi, — car écouter « est bon pour les hommes, — suis le jour heureux, « ignore la plainte! » Et elle appuie ce conseil d'exemples empruntés à la vie courante. ”
“ Ô malheureux ! je contemple une telle mer de maux, que je ne pourrai plus jamais surnager, ni surmonter les flots d’une telle calamité ! Et toi, ô femme, quel nom puis-je à bon droit donner à ta destinée. En effet, comme un oiseau qui s’envole des mains, d’un bond rapide tu es partie pour le Hadès. Hélas ! hélas ! hélas ! que ces maux sont lamentables ! Cette vengeance des Daimones me poursuit depuis longtemps, à cause des fautes d’un de mes aïeux. ”
Alfred Maury,
Histoire des religions de la Grèce antique…
(1857-1859)
“ Perséphoné, la fille de Zeus et de Déméter, ne joue presque aucun rôle dans les épopées homériques ; c'est une noble et belle déesse âyaurQ, mais quelque peu farouche (e^ouv/f) 1. Toutefois le vers de l'Iliade où cette dernière épithète est donnée à Proserpine, nous montrent déjà Hadès invoqué avec elle, et nous met sur là voie du mythe dont les développements ne se rencontrent que chez d'autres poëtes. Tout un cortége de divinités terribles, de dieux infernaux se rattache à Hadès, et forme en quelque sorte son peuple. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Les sereines forêts aux silences épais, Chères au divin Pan, ruisselantes de paix ; Les sereines forêts, immobiles naguères, Peuvent s’écheveler comme des fronts vulgaires ; L’ouragan qui se rue en bonds tumultueux, Peut des chênes sacrés briser les troncs noueux ; L’astre peut resplendir dans la nue azurée Et brusquement s’éteindre au sein de l’Empyrée ; L’Océan peut rugir ; la terre s’ébranler ; Les races dans l’Hadès peuvent s’amonceler ; L’aveugle mouvement, de ses forces profondes, Faire osciller toujours les mortels et les mondes... ”
Marie-Joseph Lagrange,
Introduction à l'étude du Nouveau Testament…
(1937)
“ Que ceux dont ont parlé Hésiode et Homère. passer tout leur temps à s'enivrer, comme si la plus belle récompense de la vertu était une ivresse éternelle. Pour les hommes impies et injustes, au contraire, ils les plongent dans la boue chez Hadès, et les condamnent à porter de l'eau dans un crible. ”
Alfred Maury,
Histoire des religions de la Grèce antique…
(1857-1859)
“ C'est un dieu triste, horrible, farouche, comme le séjour qu'il habite2. Il représente véritablement un Zeus tellurique ~ (Zeùç ZOD'Vtoç) , nom qui lui est donné effectivement dans Hésiode 3, où il est associé à Déméter, et que nous retrouvons dans le ~Zeùç xaTaj £ 0ovioç de l'Iliade 4. En sa qualité de dieu du monde souterrain, des enfers, Hadès est le roi des morts ; il veille à l'entrée de leur ténébreux séjour, et c'est à cette fonction qu'il doit le surnom de mAapTuç, que lui donne le poëte5 ”
“ Au contraire, étant injustes, nous aurons le profit, et par nos prières nous leur persuaderons de nous pardonner nos crimes et nos fautes et nous échapperons au châtiment. Mais, dira-t-on, chez Hadès nous subirons la peine des injustices commises en ce monde, nous ou les enfants de nos enfants. — Mais, mon ami, répondra un homme qui raisonne, les initiations peuvent beaucoup ici, ainsi que les dieux libérateurs, bs’il en faut croire les plus grands États et les fils des dieux, poètes et interprètes des pensées divines, qui nous attestent ces vérités. ”
Pierre Louÿs,
Le Crépuscule des nymphes
(1894)
“ Or, les Corinthiennes étant venues jusqu’à l’antre le plus profond, le plus sombre de toute la forêt, si déserté des bêtes et des hommes que le silence semblait lui-même s’y éteindre et laisser place à quelque chose de plus indicible encore, elles reculèrent d’un pas, levèrent leurs mains le long des tempes, et, sans voir, ouvrirent les paupières, et ouvrirent les lèvres, sans parler. Tremblantes, car elles se sentaient attirées par la nuit, elles se serrèrent l’une à l’autre, comme les pauvres petites âmes des morts se pressent devant la porte de l’Hadès, et font effort pour n’entrer pas. La voix de Thrasès les tira de leur terreur engourdie : ”
Gaston Maspero,
Causeries d'Égypte (2e édition…
(1909)
“ O « mon âme, cesse de me reprocher le deuil sur la vie, de « me pousser vers la mort parce que je ne vais pas à elle « de mon plein gré, de me faire une peinture agréable de (1) A. Erman, Gesprack eines Lebensmüden mil seiner Seele, aus dem Papyrus 3.024 der Koeniglichen Museen, extrait des Mémoires de l'Académie des Sciences de Berlin, 1896; in-4°, 77 p, et 10 planches. DIALOGUE ENTRE UN ÉGYPTIEN ET SON AME 127 « l'Hadès ! N'est-ce pas un malheur que la vie n'ait qu'un « temps ? » Et l'Hadès n'est-il pas rempli de dieux qui demandent aux mânes un compte sévère de leurs péchés ? ”
Alfred Maury,
Histoire des religions de la Grèce antique…
(1857-1859)
“ «V/ipirep) , autrement dit la terre féconde et cultivée ; le poëte continue à les regarder comme deux déesses distinctes ; mais Gæa est rejetée fort loin sur le second plan1 Une autre divinité tellurique dont les traits sont plus prononcés, plus arrêtés que ceux de Déméter, est Hadès (iUviç, ~Àt&oç) , le dieu de la terre profonde, des d'avoir imploré la divinité qui préside à son cours, avant d'y avoir fui-irié vos mains ; car les dieux font sentir leur colère à ceux qui traversent les fleuves sans avoir accompli cette cérémonie religieuse ; ils la font retomber encore sur leur postérité. » ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Et il se tourna vers la belle Ghâder et lui dit : « Et toi, ô jeune fille, que dis-tu ? » Et Ghâder saisit son luth, et préluda, et, d’une voix profondément émue, elle chanta ces vers : « La vie de l’homme a deux vies : l’une limpide et l’autre troublée. Le temps a deux sortes de jours : jours de sécurité et jours de dangers. Ne te fie ni au temps ni à la vie, car aux jours les plus limpides succèdent les jours sombres et troublés. » Et, en achevant ces vers, la favorite d’Al-Hadi défaillit soudain et tomba, la tête contre le sol, sans connaissance ni mouvement. ”
