Euripide 

Résumé

Euripide  HIPPOLYTOS

LE CHŒUR. Tu mènes l’âme inflexible des Dieux et celle des mortels, Kypris ! Avec toi, l’Enfant aux belles plumes vole d’une aile très rapide. Il vole au dessus de la terre et de la mer salée qui gronde hautement. Érôs charme celui dont il envahit le cœur furieux, ailé qu’il est, et brillant d’or ; il charme la nature des bêtes qui habitent les montagnes, et de celles qui sont dans la mer ou que nourrit la terre, et de celles qu’Hèlios illumine de sa splendeur, et des hommes. Seule, entre tous, ô Kypris, tu possèdes la puissance royale !
ARTÉMIS. Enfant Eupatride d’Aigeus !
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Euripide  HIPPOLYTOS

Il ne faut pas que les mortels mènent une vie trop sévère, de même qu’il ne leur sied pas de trop orner le toit de la demeure. Dans la calamité où tu es tombée, de quelle façon penses-tu te sauver ? Mais si tu as encore plus de bien que de mal, étant mortelle, cela est heureux pour toi. Ô chère enfant, chasse donc tes pensées mauvaises, cesse d’outrager ; car vouloir s’élever au-dessus des Daimônes n’est rien moins que les outrager. Supporte courageusement ton amour. Un Dieu l’a voulu, et mène à bonne fin le mal qui te consume. Il y a des incantations et des paroles calmantes.
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Euripide  HIPPOLYTOS

LA NOURRICE. Que dis-tu ! Ô ma fille, aimes-tu quelque homme ?
PHAIDRA. Quel qu’il soit, le fils de l’Amazone...
LA NOURRICE. Parles-tu de Hippolytos ?
PHAIDRA. Toi seule l’as nommé !
LA NOURRICE. Hélas sur moi ! Qu’as-tu dit, ma fille ? Ah ! je suis perdue ! Femmes, ceci est intolérable ; je ne supporterai plus la vie ; le jour m’est odieux et je hais la lumière ! Je rejette et j’abandonne mon corps ; je cesserai de vivre, je mourrai ! Salut ! Je ne vis plus désormais. Les plus vertueuses aiment donc le mal malgré elles ? Kypris n’est donc pas Déesse ?
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