Euripide 

Résumé

Euripide ,  ALKÈSTIS

“ Antistrophe. Tout jeune, ô père, je reste seul, abandonné de ma chère mère ! Moi, malheureux... Et toi, jeune sœur, tu subis... ô père, c’est en vain que tu as pris une épouse ; tu n’es pas arrivé avec elle au terme de la vieillesse, car elle est morte auparavant ! Et puisque tu es morte, ô mère ! notre race périt.
LE CHŒUR. Admètos, il faut supporter cette calamité. En effet, tu n’es ni le premier, ni le dernier des mortels qui ait été privé d’une épouse excellente ; mais sache qu’il est nécessaire que nous mourions tous.
ADMÈTOS. Je le sais, et ce malheur ne m’a pas assailli brusquement.
”
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Euripide ,  ALKÈSTIS

“ LE CHŒUR. Je vois ton père qui vient d’un pied sénile, et les serviteurs qui portent dans leurs mains les ornements, honneur des morts.
Phérès. Je viens, fils, souffrir de tes maux, car tu as perdu une excellente et chaste femme, et nul ne dira le contraire ; mais il faut supporter ce malheur, bien qu’il soit lourd à supporter. Reçois ces ornements, et qu’ils soient déposés sous terre. Il convient d’honorer le corps de celle qui est morte pour sauver ta vie, mon fils, qui ne m’a pas privé d’enfants et qui ne m’a pas permis de me consumer, sans toi, dans une morne vieillesse.
”
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Euripide ,  ALKÈSTIS

“ Quel plus grand malheur, en effet, pour un homme, que de perdre une épouse fidèle ! Plût aux Dieux que, par suite du mariage, je n’eusse jamais habité ces demeures avec elle ! J’envie le bonheur des mortels qui n’ont ni femmes ni enfants. Ils n’ont qu’une seule âme, et c’est un léger fardeau que de ne souffrir que pour elle ; mais on ne peut supporter de voir ses enfants malades, ou son lit nuptial dévasté, quand on pouvait passer toute sa vie sans enfants et sans femme. ”
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