“ Et tu verras alors ceux qui ont outragé ou les hommes, ou les Dieux, ou leur hôte, ou qui ont méprisé leurs chers parents, frappés chacun d’un juste châtiment. Car Aidès est le grand juge des mortels, et il se souvient de tout, et il voit tout sous la terre. ”
Citations sur “Aïdès”
Hésiode,
Hésiode, Hymnes orphiques, Théocrite…
“ Le Kosmos te désire pour reine, et Aidès seul te poursuit de sa haine, ô Éternelle, qui nourris les âmes, toujours florissante, repos désirable des mortels ; car, sans toi, en effet, tous leurs travaux sont inutiles, il n’y a pour eux ni richesses, ni douces unions, et l’homme laborieux n’arrive point à la vieillesse. Seule tu gouvernes toutes choses et tu commandes à tous. Viens, ô Déesse ! sois toujours bienveillante à ceux qui enseignent tes mystères, et délivre-nous des tristes douleurs de la maladie. ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle
“ Tous ceux des morts qui ne sont plus, à qui tu laisseras boire le sang, te diront des choses vraies ; celui à qui tu refuseras cela s’éloignera de toi. Ayant ainsi parlé, l’âme du roi Teirésias, après avoir rendu ses oracles, rentra dans la demeure d’Aidès ; mais je restai sans bouger jusqu’à ce que ma mère fût venue et eût bu le sang noir. ”
“ Kardamylè, Énopè, Hira aux prés verdoyants, la divine Phèra, Anthéia aux gras pâturages, la belle Aipéia et Pèdasos riche en vignes. Toutes sont aux bords de la mer, auprès de la sablonneuse Pylos. Leurs habitants abondent en bœufs et en troupeaux, et, par leurs dons, ils l’honoreront comme un Dieu ; et, sous son sceptre, ils lui payeront de riches tributs. Je lui donnerai tout cela s’il dépose sa colère. Qu’il s’apaise donc. Aidès seul est implacable et indompté, et c’est pourquoi, de tous les Dieux, il est le plus haï des hommes. ”
“ Aucun guerrier ne m’enverra chez Aidès contre ma destinée, et nul homme vivant ne peut fuir sa destinée, lâche ou brave. Mais retourne dans tes demeures, prends soin de tes travaux, de la toile et de la quenouille, et mets tes servantes à leur tâche. Le souci de la guerre appartient à tous les guerriers qui sont nés dans Ilios, et surtout à moi. ”
H. d' Arbois de Jubainville, Le cycle mythologique irlandais et la mythologie celtique
“ On trouve la même doctrine dans la Théogonie, à cette différence près que l'Aïdès et le Tartare, distincts dans l'Iliade, paraissent se confondre l'un avec l'autre dans le poème d'Hésiode. Le Tartare n'est plus seulement le séjour des Titans et de Kronos vaincu par Zeus [10] , il est aussi la demeure du dieu qui personnifie l'Aïdès homérique [11] ; du dieu qui, dans les entrailles de la terre, règne sur les morts [12] . Cette lugubre habitation des morts et des dieux vaincus a une entrée que l'on se figure au nord-ouest au delà du fleuve Océan [13] . ”
“ Va donc au temple d’Athènè dévastatrice, et moi, j’irai vers Pâris, afin de l’appeler, si pourtant il veut entendre ma voix. Plût aux Dieux que la terre s’ouvrît sous lui ! car l’Olympien l’a certainement nourri pour la ruine entière des Troiens, du magnanime Priamos et de ses fils. Si je le voyais descendre chez Aidès, mon âme serait délivrée de ses amères douleurs. ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle
“ Divin Laertiade, subtil Odysseus, vous ne resterez pas plus longtemps malgré vous dans ma demeure ; mais il faut accomplir un autre voyage et entrer dans la demeure d’Aidès et de l’implacable Perséphonéia, afin de consulter l’âme du Thébain Teirésias, du divinateur aveugle, dont l’esprit est toujours vivant. Perséphonéia n’a accordé qu’à ce seul Mort l’intelligence et la pensée. Les autres ne seront que des ombres autour de toi. ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle
“ Aussi un chant odieux la rappellera parmi les hommes et elle répandra sa renommée honteuse sur toutes les femmes, même sur celles qui seront vertueuses ! Tandis qu’ils se parlaient ainsi, debout dans les demeures d’Aidès, sous les ténèbres de la terre, Odysseus et ses compagnons, étant sortis de la ville, parvinrent promptement au beau verger de Laertès, et que lui-même avait acheté autrefois, après avoir beaucoup souffert. Là était, sa demeure entourée de sièges sur lesquels s’asseyaient, mangeaient et dormaient les serviteurs qui travaillaient pour lui. ”
“ Si ce guerrier est le brave fils de Tydeus, comme je l’ai dit, certes, il n’est point ainsi furieux sans l’appui d’un dieu. Sans doute, un des immortels, couvert d’une nuée, se tient auprès de lui et détourne les flèches rapides. Déjà je l’ai frappé d’un trait à l’épaule droite, au défaut de la cuirasse. J’étais certain de l’avoir envoyé chez Aidès, et voici que je ne l’ai point tué. Sans doute quelque dieu est irrité contre nous. Ni mes chevaux ni mon char ne sont ici. ”
Giuseppe Verdi,
Aïda
(1876)
“ Radamès ! le pays doit tout à tes haut faits, Sois l’époux d’Amneris ! sois l’espoir de ma race ! Sur l’Égypte tous deux vous régnerez un jour. AMN [à part] Viens donc, esclave, viens ! si tu l’oses, en face Me ravir son amour ! LE PEUPLE et LES CAPTIFS Gloire à l’Égypte, au noble roi Que le Delta révère, Isis ! que la prière S’élève jusqu’à toi !... LES PRÊTRES Isis, tes fils reconnaissants Te doivent leur victoire. Sois bénie, ô toi qui défends L’Égypte et ses enfants. RAD [à part] Dieux ennemis ! ah ! dans ce jour Tout espoir m’abandonne. Aïda, la couronne Ne vaut pas ton amour ! ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle
“ Et le sage Odysseus lui répondit : Certes, déesse, tu as parlé très-sagement, mais je songe dans mon âme comment je mettrai la main sur les Prétendants insolents, car je suis seul, et ils se réunissent ici en grand nombre. Et j’ai une autre pensée plus grande dans mon esprit. Serai-je tué par la volonté de Zeus et par la tienne ? Échapperai-je ? Je voudrais le savoir de toi. Et la Déesse aux yeux clairs, Athènè, lui répondit : Insensé ! Tout homme a confiance dans le plus faible de ses compagnons, qui n’est qu’un mortel, et de peu de sagesse. ”
Giuseppe Verdi,
Aïda
(1876)
“ Tout fuit, vaine fumée, Au souffle du vainqueur. Le prix de la victoire Est prêt à ton retour. A qui sourit la gloire Bientôt sourit l’amour. AMN Viens ! que j’entende encore Le doux son de ton voix. [Danses des petits esclaves maures] Mais silence ! Aïda s’avance ; la voilà. Les siens ont succombé ; sa douleur m’est sacrée. [sur un signe d’Amneris, les esclaves s’éloignent] A son aspect un doute affreux m’a déchirée !... [l’observant] Ce mystère fatal bientôt s’éclaircira. Amneris — Aida. AMN [à Aïda] La fortune te traite en ennemie. Pauvre Aïda ! ”
Maistre de La Tour, Histoire d’Ayder-Ali-Khan, Nabab-Bahader
“ Les particularités de la vie d’Ayder, qui suivent cette Introduction donnent une idée de sa personne, considérée comme homme, comme Général & comme Souverain. Nous espérons le faire connoître beaucoup mieux que ne le sont bien des Souverains en Europe ; ce n’est que par une parfaite connoissance du caractère de ceux qui nous approchent que l’on a ordinairement celle de nos mœurs & de nos inclinations. On trouvera aussi les portraits de quelques parens, ainsi que des amis & confidens d’Ayder, dont il forme ordinairement sa société. ”
Alphonse de Lamartine,
Cours familier de Littérature - Volume 04
“ Il y a autant de différence entre l'Iliade et l'Odyssée qu'il y en a entre le champ de bataille ou le conseil des princes et le foyer de famille. L'Iliade célèbre l'héroïsme, l'Odyssée raconte le cœur humain. (p. 446) La première de ces épopées est le livre des héros, la seconde est le livre de l'homme. Homère est plus sublime peut-être dans l'Iliade, il est plus intéressant dans l'Odyssée; la gloire a des accents plus éclatants, la nature en a de plus intimes et de plus pathétiques. ”
Jean Aicard,
Les Jeunes Croyances
“ Les jeunes d’aujourd’hui vaudraient-ils ceux d’Athènes ? Eux qu’on voit, dédaigneux du juste en cheveux blancs, Récolter ces moissons hâtives de leurs graines : Des nouveau-nés déjà blêmes et tout tremblants ! D’autres l’ont dit : plus rien ne bat dans les poitrines ! Et s’il est quelque part, triste, sur les sommets, Un héros de jadis, meurtri de nos ruines, Et tel que notre temps n’en verra plus jamais ! S’il reste un grand poëte et s’il reste un grand homme, Ô miracle ! ”
Pierre-Joseph Proudhon,
De la justice dans la Révolution et dans l’Église
“ Après l’Iliade, on fera encore des romans épiques, dont le plus considérable sera l’Odyssée. L’Odyssée est la famille grecque, ce qu’il y a de plus grand parmi les hommes après la patrie. Qui l’emporte, de l’épouse exposée sans défense à toutes les séductions de la viduité, mais fidèle à l’absent jusqu’au martyre, ou de l’époux qui, pour revoir l’élue de son cœur, dédaigne l’immortalité offerte par une déesse ?... ”
Alphonse de Lamartine,
Œuvres complètes de Lamartine
“ Bientôt Odyssée est déclaré la terreur des musulmans : il les bat, les poursuit, s’empare d’Athènes, est nommé deux fois commandant général des troupes de l’insurrection grecque, remporte une seconde victoire de Platée ; et le courage personnel d’Odyssée, ses mœurs sauvages, ses vêtements, tout rappelle un de ces héros d’Homère, un de ces hommes primitifs qui ne se montrent qu’à la naissance des peuples, et dont l’histoire ressemble bientôt à la fable. ”
“ Cependant, Déesse, réprime ta douleur cruelle ; il ne convient pas que tu nourrisses une téméraire et vaine colère. Aidôneus, qui commande à beaucoup, n’est pas un gendre indigne de toi parmi les Immortels. Il est ton frère et du même sang ; et, quand tout fut divisé en trois parts, il reçut cet honneur en partage d’habiter avec les Morts et de leur commander. Ayant ainsi parlé, il excita ses chevaux, et ceux-ci effrayés par ses menaces, entraînèrent aussitôt le char rapide, les ailes déployées comme des oiseaux. Mais une douleur plus amère et plus accablante envahit le cœur de Dèmètèr ”
Maistre de La Tour, Histoire d’Ayder-Ali-Khan, Nabab-Bahader
“ Le Prince lui ayant répondu que si le Ciel ne le mettoit pas à une plus forte épreuve, il n’auroit pas beaucoup de peine à y résister : — Eh bien, les choses étant ainsi, j’en rends grâces à Dieu, & je m’en retournerai bientôt pour ne pas gêner vos opérations. Deux jours après, cette Dame ayant souhaité à Ayder toutes sortes de prospérités, partit accompagnée de ses fils & petit-fils, jusques au lieu où ils avoient été la recevoir. ”
“ Laertiade, issu de Zeus, subtil Odysseus, ne t’irrite pas. Une profonde inquiétude trouble les Akhaiens. Suis-nous donc et éveillons chaque chef, afin de délibérer s’il faut fuir ou combattre. Il parla ainsi, et le subtil Odysseus, étant rentré sous sa tente, jeta un bouclier éclatant sur ses épaules et revint à eux. Et ils se rendirent auprès du Tydéide Diomèdès, et ils le virent hors de sa tente avec ses armes. Et ses compagnons dormaient autour, le bouclier sous la tête. Leurs lances étaient plantées droites, et l’airain brillait comme l’éclair de Zeus. ”
Victor Bérard, Bérard - La résurrection d’Homère…
“ A l’origine, les aèdes composaient et récitaient leurs pièces pour une assistance que les Poésies elles-mêmes, surtout l’Odyssée, nous décrivent. Tant à Ithaque et à Sparte que chez les Phéaciens, nous voyons cet auditoire restreint d’aristocrates siéger autour d’un « grand roi » ou d’un petit prince, dans la grand’salle d’un chef héréditaire, où l’aède chantait devant une élite de nobles convives, de dames et de « riches hommes ». ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle
“ Et un héraut vint, conduisant l'Aoide harmonieux, Dèmodokos vénérable au peuple, et il le plaça au milieu des convives, appuyé contre une haute colonne. Alors Odysseus, coupant la plus forte part du dos d'un porc aux blanches dents, et qui était enveloppée de graisse, dit au héraut : — Prends, héraut, et offre, afin, qu'il la mange, cette chair à Dèmodokos. Moi aussi je l'aime, quoique je sois affligé. Les Aoides sont dignes d'honneur et de respect parmi tous les hommes terrestres, car la Muse leur a enseigné le chant, et elle aime la race des Aoides. ”
Giuseppe Verdi,
Aïda
(1876)
“ AMN Ne cache rien ! n’est-il pour toi D’autre sujet d’effroi ?... [Aïda baissant les yeux, cherche a dissimuler son trouble.] RAD [à part, regardant Amneris] Je crains d’une âme altière La haine et la colère, Si ce profond mystère Doit paraître au grand jour ! AMN {{didas calie| [à part, regardant Aïda] }} Tremble, cœur faux et traître ! Que mon œil ne pénètre Un secret qui peut-être Va paraître au grand jour ! AÏDA [à part] Oh ! non ! non ! la patrie N’est pas seule chérie Dans mon âme meurtrie Par un fatal amour ! Les Mêmes, Le Roi, précédé de ses Gardes, et suivi de Ramphis ”
Ancien Testament, Premier livre des Rois
“ Car il est descendu aujourd’hui, il a immolé des bœufs, des veaux gras et des brebis en quantité, et il a invité tous les fils du roi, les chefs de l’armée et le prêtre Abiathar. Et voici qu’ils mangent et boivent devant lui, et ils disent : Vive le roi Adonias ! Mais il n’a invité ni moi, ton serviteur, ni le prêtre Sadoc, ni Banaïas, fils de Joïadas, ni Salomon, ton serviteur. Est-ce bien par la volonté de mon seigneur le roi qu’une telle chose a lieu, sans que tu aies fait connaître à tes serviteurs qui doit s’asseoir sur le trône du roi mon seigneur, après lui ? ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle
“ Et Odysseus admirait le port, les nefs égales, l'agora des héros et les longues murailles fortifiées de hauts pieux, admirables à voir. Et, quand ils furent arrivés à l'illustre demeure du roi, Athènè, la Déesse aux yeux clairs, lui parla d'abord : — Voici, hôte, mon père, la demeure que tu m'as demandé de te montrer. Tu trouveras les rois, nourrissons de Zeus, prenant leur repas. Entre, et ne crains rien dans ton âme. D’où qu’il vienne, l’homme courageux est celui qui accomplit le mieux tout ce qu’il fait. ”
L' Arioste, Roland furieux : poème héroïque (1879)
“ Jamais Alcide ne fut exposé dans autant d'aventures ni par Eurysthée, ni par sa marâtre ; à Lerne, à Némée, en Thrace, sur l'Érymanthe, dans les vallées d'Étolie ou de Numidie, sur le Tibre, sur l'Elbe et ailleurs, que mon amant le lut par moi, avec mes feintes prières et mes caprices homicides, dans l'espoir de m'en débarrasser. ”
Paul Drouilhet de Sigalas, De l'Art en Italie : Dante Alighieri et la Divine Comédie (1852)
“ Les Yédas, l'Iliade et l'Odyssée, quelques dialogues de Platon, l'Enéide, sont les grandes impressions lyriques de ce dogme que les générations ont transmis fidèlement aux générations. L'homme, pressé d'une secrète inquiétude et du sentiment de sa misère, a toujours voulu s'expliquer le triple phénomène de son passé, de son présent et de son avenir. ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle
“ Que la richesse t’arrive bientôt, car maintenant, tu es accablé de maux ! Père Zeus, aucun des Dieux n’est plus cruel que toi, car tu n’as point pitié des hommes que tu as engendrés toi-même pour être accablés de misères et d’amères douleurs ! La sueur me coule, et mes yeux se remplissent de larmes en voyant cet Étranger, car je me souviens d’Odysseus, et je pense qu’il erre peut-être parmi les hommes, couvert de semblables haillons, s’il vit encore et s’il voit la lumière de Hèlios. ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle
“ Vivant, nous, Akhaiens, nous t’honorions comme un Dieu, et, maintenant, tu commandes à tous les morts. Tel que te voilà, et bien que mort, ne te plains pas, Akhilleus. Je parlai ainsi, et il me répondit : — Ne me parle point de la mort, illustre Odysseus ! J’aimerais mieux être un laboureur, et servir, pour un salaire, un homme pauvre et pouvant à peine se nourrir, que de commander à tous les morts qui ne sont plus. Mais parle-moi de mon illustre fils. Combat-il au premier rang, ou non ? ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle
“ Ô Odysseus, certes, nous ne pouvons te soupçonner d’être un menteur et un voleur, comme tant d’autres vagabonds, que nourrit la noire terre, qui ne disent que des mensonges dont nul ne peut rien comprendre. Mais ta beauté, ton éloquence, ce que tu as raconté, d’accord avec l’Aoide, des maux cruels des Akhaiens et des tiens, tout a pénétré en nous. Dis-moi donc et parle avec vérité, si tu as vu quelques-uns de tes illustres compagnons qui t’ont suivi à Ilios et que la destinée a frappés là. La nuit sera encore longue, et le temps n’est point venu de dormir dans nos demeures. ”
Maistre de La Tour, Histoire d’Ayder-Ali-Khan, Nabab-Bahader
“ Tout ce cortège vu dans la plaine formoit le coup d’œil le plus superbe & le plus imposant. Ayder étoit reçu partout avec les démonstrations de la plus vive allégresse ; on lui rendait les plus grands honneurs, & les peuples témoignoient, à l’envi, le plus vif empressement pour le voir, avec des acclamations réitérées de Vive Ayder. Toutes les villes, les bourgs, les villages étoient ornés. On avoit élevé dans les rues & sur les chemins des espèces d’arcs de triomphe, des salles faites en charpentes, ornées de tapisseries de fleurs & de feuillages, suivant la richesse des habitans ”
