Résumé

H. d' Arbois de Jubainville Le cycle mythologique irlandais et la mythologie celtique

En transportant la légende de la tour dans l'histoire des fils de Milé, Nennius s'est écarté des primitives données de la mythologie celtique; mais du reste, chez lui, le sens originaire du mythe est, sur bien des points, plus nettement apparent que dans les textes irlandais qui nous ont été conservés. La tour est de verre, comme la barque où, dans la légende de Connlé, la messagère de la Mort vient chercher et ravir à l'amour paternel le fils du roi suprême d'Irlande. Ce ne sont pas des hommes qu'on voit sur la tour, c'est «quelque chose qui ressemble à des hommes,» quasi homines.
Source : Gutenberg

H. d' Arbois de Jubainville Le cycle mythologique irlandais et la mythologie celtique

C'est ainsi que le file chez qui la science se revêt d'une forme humaine n'est pas seulement homme, mais est aigle ou vautour, arbre ou plante, parole, épée ou javelot; voilà comment il est le vent de la mer, la vague de l'océan, le murmure des flots, le lac dans la plaine. Il est tout cela parce qu'il est l'être universel, ou, comme dit Amairgen, «le dieu qui crée dans la tête» de l'homme «le feu» de la pensée. Il est tout cela, parce que c'est lui qui détient le trésor de la science.
Source : Gutenberg

H. d' Arbois de Jubainville Le cycle mythologique irlandais et la mythologie celtique

Nous avons dit comment, après la satire du file Corpré, une révolte des sujets de Bress fit tomber du trône ce prince mythique et enleva la souveraineté de l'Irlande aux Fomôré par une révolution que leur défaite à Mag-Tured rendit définitive. Bress est identique à Kronos, mais ce n'est qu'un Kronos incomplet; c'est le roi du monde au temps de la race d'or; ce n'est pas le roi des morts, et nous ne voyons pas qu'il ait combattu à la bataille de Mag-Tured, comme Kronos dans la bataille des dieux contre les Titans.
Source : Gutenberg

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