“ Il entra en présence du roi et se prosterna devant lui, le visage contre terre ; 24. et Nathan dit : “O roi, mon seigneur, tu as donc dit : Adonias régnera après moi et il s’assiéra sur mon trône ! 25. Car il est descendu aujourd’hui, il a immolé des bœufs, des veaux gras et des brebis en quantité, et il a invité tous les fils du roi, les chefs de l’armée et le prêtre Abiathar. Et voici qu’ils mangent et boivent devant lui, et ils disent : Vive le roi Adonias ! 26. Mais il n’a invité ni moi, ton serviteur, ni le prêtre Sadoc, ni Banaïas, fils de Joïadas, ni Salomon, ton serviteur. ”
Adonias
Définition et enjeux
Citations sur “Adonias”
“ Que Dieu me traite dans toute sa sévérité, s’il n’est vrai qu’Adonias par cette demande a parlé contre sa propre vie. 24 Et maintenant je jure par le Seigneur qui m’a assuré la couronne, qui m’a fait asseoir sur le trône de David, mon père, et qui a établi ma maison comme il l’avait dit, qu’Adonias sera mis à mort aujourd’hui. 25 Et le roi Salomon ayant envoyé Banaïas, fils de Joïada, pour exécuter cet ordre, il perça Adonias, et le tua. 26 Le roi dit aussi à Abiathar, grand prêtre : Allez à Anathoth dans la terre qui vous appartient ; vous méritez la mort, mais je ne vous ferai pas mourir ”
“ Le peuple jouait de la flûte et se livrait à une grande joie ; la terre se fendait au bruit de leurs clameurs. 41. Adonias entendis ce bruit, ainsi que tous les conviés qui étaient avec lui, au moment où ils achevaient leur festin. En entendant le son de la trompette, Joab dit : “Pourquoi ce bruit de la ville en émoi ?” 42. Il parlait encore, et voici que Jonathas, fils de prêtre Abiathar, arriva. Adonias lui dit : “Viens, car tu es un brave et porteur de bonnes nouvelles.” 43. Jonathas répondit et dit à Adonias : “Oui, vraiment ! notre seigneur le roi David a fait roi Salomon. ”
Ancien Testament, Premier livre des Rois
“ « S’il se montre homme brave, il ne tombera pas à terre un de ses cheveux ; mais s’il se trouve du mal en lui, il mourra. » Et le roi Salomon envoya des gens qui le firent descendre d’auprès de l’autel. Et Adonias vint se prosterner devant le roi Salomon ”
Antoine de La Fosse, Oeuvres choisies de La Fosse et de Duché… (1830)
“ La victoire a suivi le parti de vos armes : Mais quel sujet affreux de douleurs et d'alarmes, Si la foudre en vos mains, prête à vous obéir, Alloit en vains éclats se perdre et vous trahir? Que dis-je? nous avons trop grossi le nuage, Pour pouvoir en éclairs voir dissiper l'orage : Adonias est roi, vous êtes immolé, Si l'un de nos secrets est enfin révélé. J'avoûrai que, frappé d'une importune idée, Ma vertu quelquefois se trouve intimidée : Mais mon zele pour vous étouffe mes remords, Et dans les grands périls il faut de grands efforts. Rassurez donc, seigneur, votre aine trop craintive. ”
Ancien Testament, Premier livre des Rois
“ La nouvelle en parvint à Joab, car Joab avait suivi le parti d’Adonias, quoiqu’il n’eût pas suivi le parti d’Absalom. Et Joab s’enfuit au tabernacle de Yahweh, et il saisit les cornes de l’autel. On annonça au roi Salomon que Joab s’était réfugié au tabernacle de Yahweh et qu’il était auprès de l’autel ; et Salomon envoya Banaïas, fils de Joïadas, en lui disant : « Va, frappe-le. » Arrivé au tabernacle de Yahweh, Banaïas dit à Joab : « Ainsi parle le roi : Sors. » Mais il répondit : « Non ! Je mourrai ici. » ”
Gabriele D'Annunzio,
Le martyre de saint Sébastien
(1911)
“ Ils appellent à grands cris leur amour expirant. Ils jettent leurs arcs, ils se tordent de désespoir, ils se traînent sur l'herbe jusqu'aux deux pieds inanimés, qu'ils baisent. Leurs chevelures s'accrochent aux empennes des hampes enfoncées dans les jeunes muscles. Et le chant des Adoniastes s'approche toujours.Maintenant le soir est céruléen comme le verre de Phénicie coloré par l'ocre bleue de Chypre. Des raies fauves le divisent ; les noirs lauriers l'entaillent. ”
Comtesse de Ségur,
La Bible d’une grand’mère
“ Son fils Adonias qui était le second après Salomon, fils de Bethsabée, chercha à se faire des amis pour régner après son père. Il témoigna donc beaucoup d’amitié et de confiance à Joab, au grand prêtre Abiathar et à quelques chefs ambitieux ; il les consulta un jour sur le désir qu’il avait de se faire proclamer roi. Ils l’approuvèrent et, suivant leur conseil, il se fit faire des chars magnifiques ; il paya des gens à cheval et cinquante hommes à pied qui devaient l’accompagner partout. ”
Gabriele D'Annunzio,
Le martyre de saint Sébastien
(1911)
“ O Vierges, pleurez Adonis ! Garçons, pleurez ! Pleurez, ô femmes de Syrie, 8340 criez : « Hélas, ma Seigneurie ! » Toutes les fleurs se sont flétries. Criez, pleurez ! D'autres femmes accourent. Elles portent des draps de pourpre rouge, des lins, des bandelettes, des vases d'onguents, des couronnes de cyprès, des « jardins d'Adonis ». Elles entourent le laurier, elles s'empressent à défaire les noeuds des cordes. La lamentation se prolonge. Les couveuses de cendres ont disparu ; et au pied de l'autel ne restent que les monceaux noirâtres. LES ADONIASTES. Hélas, ma Seigneurie ! ”
Fulcran Vigouroux, Dictionnaire de la Bible - Vigouroux
“ Un peu plus loin, il met en fuite l’armée du même roi et fait périr l’attelage de sept cents chars et quarante mille cavaliers, sans même en réserver pour lui. II Reg., x, 18 ; I Par., xix, 18. — Absalom, révolté contre son père, se fait construire des chars ; il a des hommes qui les montent et d’autres qui courent devant. II Reg., xv, 1. Adonias fait de même quand il veut usurper la royauté. ”
Ancien Testament, Livre de Néhémie
“ Chefs du peuple : Pharos, Phahath-Moab, Elam, Zéthu, Bani, Bonni, Assad, Bébaï, Adonias, Bégoai, Adin, Ater, Ezéchias, Azur, Odaïas, Hasum, Besaï, Hareph, Anathoth, Nébaï, Megphias, Mosollam, Hazir, Mésizabel, Sadoc, Jeddua, Pheltias, Hanan, Anaïas, Osée, Ananie, Hassub, Alohès, Phaléa, Sobec, Réhum, Hasebna, Maasias, Echias, Hanan, Anan, Melluch, Harim, Baana. ”
Jacques Madeleine,
Le sourire d'Hellas
(1899)
“ Sourdement convoité par Perséphone-Hékate, Adônis au commun Destin fut exposé. Adônis en mourut. Mais non d'avoir osé Avec sa lèvre sacrilège Baiser ton corps, ton corps tiède, moite et rosé, Et ton flanc palpitant par le plaisir brisé, Et tes seins plus blancs que là neige. Sur l'Ida. 41 Kypris : Un Aède trompeur t'a, je crois, mal instruit. Adonis qui, six mois, connaît la froide nuit Dans le Tartare blême, Et, six mois, sous l'azur favorable du jour, Redevient mon époux que j'aime De mon plus cher amour; Adônis est un Dieu. ”
Jacques Madeleine,
Le sourire d'Hellas
(1899)
“ Sa chaste chair divinisée Est pure comme l'Aube et comme la Rosée. Digne de ma tendresse et de mes pleurs, Adonis est un Dieu. Les blanches Théories Des filles de Byblos adornent son autel Avec des rameaux verts et des palmes fleuries. Adônis est un Immortel. 42 Le Sourire d'Hellas. Paris : Adônis est un Dieu, je le sais, et j'adore, Certe! Adônis, car c'est un Dieu charmant, Et l'aimerais quand même il ne serait encore, Comme moi, que l'amant, Mais l'amant trop heureux et chéri tendrement, Kythéréïa, de ta beauté sacrée. ”
Hésiode,
Hésiode, Hymnes orphiques, Théocrite…
“ Il est mort, le bel Adônis ! Ekhô a répété : — Il est mort, le bel Adônis ! — Qui ne gémit pas sur l’amour malheureux de Kypris ? Hélas ! hélas ! Dès qu’elle vit, dès qu’elle connut l’inguérissable blessure d’Adônis, dès qu’elle vit le sang pourpré sur la cuisse languissante, elle dit, se lamentant et tendant les bras : — Reste, Adônis ! Reste, malheureux Adônis ! Que je te retrouve une dernière fois, que je t’embrasse, que j’unisse mes lèvres à tes lèvres ! Soulève-toi un peu, Adônis ! Embrasse-moi, embrasse-moi encore, tandis que ton baiser est vivant ”
Victor Guérin, La Terre Sainte. Liban, Phénicie… (1882-1884)
“ Si l'Aphrodite des Grecs, la Vénus des Romains, doit être identifiée avec l'Astarté des Phéniciens, Adonis de son côté, dont le nom phénicien Adoni signifie seigneur, était le même dieu que Melkarte, le grand Seigneur, Jupiter, Baal et le Dieu-Soleil, dont la mort et la naissance sans cesse renouvelées étaient personnifiées dans celles d'Adonis. ”
Morel Rathsamhausen, Description de la dernière époque géologique et explication des mythes et légendes cosmogoniques des divers peuples de l'antiquité… (1881)
“ Adonis est le dieu de la clarté du jour dans la patrie paradisiaque des Grecs, au temps de l'âge d'or. Adonis meurt d'un coup de boutoir du sanglier c'est l'image de la brutalité de l'oeuvre du cataclysme lunaire. Adonis reste, désormais, six mois dans les bras de Proserpine, et six mois dans les bras de Vénus. c'est l'état astronomique actuel de cette zone polaire qui jouissait, avant la mort d'Adonis, d'un printemps éternel avec douze heures de soleil au-dessus de l'horizon et de longs crépuscules. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Évang. Propos. 4. c. 3. prétend que l’Adonis des Payens est Moïse. ☞ Les Anciens ont parlé des jardins d’Adonis comme d’une merveille. Ces jardins ne sont pas tout-à-fait un ouvrage de leur imagination. Ils n’ont fait que déguiser à leur manière un reste de tradition du jardin délicieux d’Eden. C’est de-la que le nom d’Adonis a passé aux Grecs qui doivent au mot Eden le mot ἡδονὴ, dont ils se servoient pour exprimer le plaisir, la volupté. Les Poëtes Grecs ont fait des vers sur la mort d’Adonis. ”
Charles Victor Daremberg,
Dictionnaire des antiquités grecques et romaines
(1877)
“ Ces jardins d’Adonis, dont le nom devint en Grèce une expression proverbiale appliquée à tout ce qui n’a qu’une existence hâtive et passagère 28 [582] , peuvent être d’ailleurs considérés comme un symbole de joie aussi bien que de deuil. Les Adonies avaient ce double caractère, en Orient du moins, où on célébrait tour à tour la disparition du dieu et sa réapparition. ”
Hésiode,
Hésiode, Hymnes orphiques, Théocrite…
“ Je pleure Adônis, et les Érôs pleurent aussi. Le bel Adonis gît sur les montagnes. Sa cuisse blanche a été frappée d’une dent blanche, et Kypris est accablée de douleur. Il respire à peine, et le sang noir coule sur sa chair neigeuse, et, sous ses sourcils, ses yeux s’éteignent, et la couleur rose de ses lèvres disparaît, et, avec elle, meurt le baiser auquel Kypris ne veut point renoncer car le baiser de Celui qui ne vit plus est doux encore à Kypris ; mais Adônis ne sent point qu’elle l’embrasse mourant. ”
Charles Victor Daremberg,
Dictionnaire des antiquités grecques et romaines
(1877)
“ Un petit monument du musée étrusque du Vatican 21 [575] peut nous donner une idée de ce qu’étaient les effigies d’Adonis (fig. 112) : c’est une terre cuite de style gréco-étrusque et de grandeur de demi-nature, trouvée dans les fouilles de Toscanella. Adonis, presque entièrement nu, est chaussé de bottines de chasse ; dans l’original, on remarque à la cuisse une blessure ; au pied du lit se tient un chien accroupi. On voit de même dans une peinture de vase (fig. 113) , sur laquelle nous reviendrons. Adonis tel qu’on le voyait exposé aux Adonies. ”
André de Bellecombe,
Histoire universelle. Tome 1,Partie 2…
(1852-1881)
“ Adonis, qui signifie seigneur, était l'amant d'Astarté, la reine des déesses. Il fut tué, dit-on, dans le Liban, par suite de la vengeance du jaloux Krônus. On lui offrait des sacrifices funèbres ; on se fustigeait jusqu'au sang pour lui plaire ; et les femmes se prostituaient dans les temples consacrés à ce Dieu. On retrouve ces fêtes, connues sous le nom d'Adonies , à Byblos , à Antioche de Pisidie, à Alexandrie, à Athènes, à Argos. Adonis était re- gardé, en outre, comme le dieu protecteur des moissons et des semences. ”
Collectif, Revue des Deux Mondes
“ Du Carmel à l’Oronte, la côte est toute illuminée par les noms de Tyr, Sidon, Byblos, Arados, qui réapparaissent sous les formes de Ruad, Gebeil, Saïda et Sour, mais rien ne m’attire plus que cette vallée de l’Adonis dont nos maîtres ont fait le paysage romantique par excellence. — Gaillardot, le voici, il faut nous arrêter. L’embouchure de l’Adonis est un endroit charmant, que l’antique Phénicie a chargé de mythes. Le fleuve y coule au fond d’un abime. Un bouquet de trembles le surplombe et fraîchit dans son courant d’air. ”
Jules Soury,
Luther, Histoire de sa préparation exégétique
(1877)
“ Voilà le dieu époux de sa mère, voilà l'inceste sacré qu'on retrouve en Egypte comme en Assyrie, partant dans les religions de la Syrie, de l'Asie Mineure et de l'Hellade. Tel miroir étrusque a conservé le type de l'Adonis ailé, forme intermédiaire entre Eros, l'amant d'Aphrodite, et l'Adonis du Liban ou l'Atys de Phrygie. Les monuments de l'art antique, les vases peints de la Grèce ou de l'Italie, dominés par les traditions d'une technique séculaire, ont une fois de plus fidèlement gardé le souvenir des vieux mythes religieux de la race, oubliés ou transformés par les descendants. ”
Théocrite, Idylles de Théocrite et Odes anacréontiques
“ En haut, des tapis de pourpre plus moelleux que le sommeil, comme on dirait à Milet ou à Samos, forment le lit du bel Adônis, et Kypris s’y couche auprès de son jeune époux Adônis, aux bras roses. Ses baisers ne piquent pas, car ses lèvres sont encore imberbes. Que Kypris se réjouisse, puisqu’elle a son époux ! Pour nous, dès l’aurore, à l’heure de la rosée, nous irons en foule vers les flots du rivage, et, la chevelure déliée, les ceintures dénouées et les seins nus, nous dirons un chant éclatant. Seul entre tous les demi-Dieux, ô cher Adonis, tu vois tour à tour la terre et l’Akhéron. ”
Johann Alzog, Histoire universelle de l’Église
“ Le principe actif, mâle et fécondateur, le soleil, est partout reconnu comme le seigneur, Adon. Le rapport des deux principes, l’union des sexes est représenté dans le mythe de la mort d’Adonis par le sanglier d’hiver, et de sa renaissance par Aphrodite (Artémise, Hécate, etc.) . Ainsi tout dans cette religion extérieure dégénère en types charnels de la génération, et de là le délire sauvage, les usages dévergondés, la débauche effrénée des cultes obscènes de la Syrie et de la Phénicie ; de là l’adoration du Phallus, les cérémonies du priapisme, du culte de Mylitta, déesse de la volupté, etc. ”
Giambattista Marino,
Les Vrais Plaisirs
“ Adonis ne peut voir sans de nouveaux transports les attraits qu’on lui découvre. Ses yeux errent avec une délicieuse rapidité sur toutes les parties d’un si beau corps, & ne peuvent s’en rassasier : il n’y en a pas une, sur laquelle son imagination n’imprime mille baisers enflâmés. Tantôt la Déesse s’enfonce, & mouille jusqu’à ses lévres vermeilles ; tantôt se soulevant un peu, elle ne se montre qu’à demi. Elle se panche, elle se redresse : elle tourne sur elle-même, comme si elle vouloit se jouer des regards de son Amant. ”
William Shakespeare,
Le Pèlerin amoureux
“ IX Vénus avec Adonis, assis près d’elle, à l’ombre d’un myrte, commençait à lui faire la cour ; elle dit au jeune homme comment le dieu Mars l’avait recherchée, et comment elle s’était éprise de lui, quand il s’était épris d’elle. C’était ainsi, disait-elle que le dieu de la guerre m’embrassait, et alors elle secouait Adonis dans ses bras ”
Georges Perrot,
L'éloquence politique et judiciaire à Athènes
“ Il eût peut-être été facile à Andocide, s’il se fût tenu sur la réserve, de vivre tranquille dans cette Athènes qu’il avait tant souhaité revoir ; mais cet obscur repos ne faisait pas son compte. Sa naissance, sa fortune, qu’il avait relevée et augmentée pendant son exil, les relations qu’il s’était créées avec tant de princes et de cités, le talent qu’il se sentait, tout cela lui donnait le désir d’un rôle politique. Il avait plus de quarante ans ; c’est l’âge où l’ambition naît souvent chez ceux mêmes qui n’ont encore songé jusque-là qu’au plaisir ou à l’argent. ”
Gérard de Nerval,
Voyage en Orient
“ La création ainsi expliquée causa un mouvement de dédain à Adoniram. — Oui, continua son guide ; c’est un dieu moins fort que subtil, et plus jaloux que généreux, le dieu Adonaï ? Il a créé l’homme de boue, en dépit des génies du feu ; puis, effrayé de son œuvre et de leurs complaisances pour cette triste créature, il l’a, sans pitié pour leurs larmes, condamnée à mourir. Voilà le principe du différend qui nous divise : toute la vie terrestre procédant du feu est attirée par le feu qui réside au centre. ”
Vatsyayana, Théologie hindoue. Le Kama soutra
“ III LA MORT D'ADONIS Enceinte par un inceste, Myrrha a été changée en un arbre dont le tronc s'entr'ouvre par le travail de Lucine. Il en sort un enfant dans la gracieuse nudité que le pinceau prête aux amours. C'est Adonis, le plus beau des enfants. Il parvient à l'adolescence et, jeune homme, est plus beau que jamais. Il plaît même à Vénus et venge ainsi les infortunes de sa mère. Éprise d'un mortel, la déesse de la beauté oublie Cythère et ses rivages sacrés, elle abandonne le ciel lui-même. Le ciel ne vaut pas Adonis. Elle s'attache à ses pas, elle est sa compagne assidue. ”
