Godefroy-Philippe Le Noble,  La Dianéide , poëme en quatre chants… (1828)

“ C'est là que la beauté présente en sacrifice, Cette céleste fleur que l'on ne peut cueillir, (1) Si la main de l'Amour ne vient l'épanouir.
Ici, le Coudrier, le Myrthe tutélaire, Offrent à deux amans leur ombre et le mystère;
La mousse, le gazon, transformés en coussins, Deviennent les témoins des plus tendres larcins, Et jamais on ne vit d'immobiles statues (2) De ces lieux enchantés orner les avenues.
Des plaisirs de l'Amour aimables truchemens, On entend des baisers les doux susurremens, (3) Ou la vierge aux abois, d'une voix languissante, Jettant le dernier cri de la pudeur mourante.
”
Source : Gallica

Godefroy-Philippe Le Noble,  L'art de plaire , poème en trois chants… (1820)

“ Brûle un seul jour du feu qui te dévore, Avec fureur dis que ton cœur adore ;
Aimer n'est rien, c'est un feu sans chaleur," Il faut brûler , voilà le vrai bonheur.
Que ton amour semblable au météore S'éclipse, mais que tu brûles encore Dans tes discours; car c'est là le grand point; L'amant transi ne réussira point.
Dans les loisirs qu'on laisse à ton courage, Au même char si le plaisir t'engage, Du sentiment ose affronter l'écueil , Et fais mouvoir les ressorts de l'orgueil.
”
Source : Gallica

Godefroy-Philippe Le Noble,  Le Rhin français, réponse au chant de Becker… (1841)

“ Arches de nouveaux ponts les débris de vos tours Du Rhin uniront les rivages.
Oui, nous l'aurons, ce Rhin, malgré vos cris sauvages; Alors vous tremblerez comme ses flots émus.
Car la France enfin libre, il ne le sera plus ! ! !
Les hardis jeunes gens couchés dans la poussière, Ou courbés sous le poids d'un pardon généreux, Nous lègueront leurs droits sur la blonde aux yeux bleus Qui nous rappellera sa mère.
Oui nous l'aurons, ce Rhin, dévorant sa colère ; Alors vous tremblerez comme ses flots émus , Car la France enfin libre, il ne le sera plus ! ! !
”
Source : Gallica

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