Godefroy-Philippe Le Noble, La Dianéide , poëme en quatre chants… (1828)
“ C'est là que la beauté présente en sacrifice, Cette céleste fleur que l'on ne peut cueillir, (1) Si la main de l'Amour ne vient l'épanouir. Ici, le Coudrier, le Myrthe tutélaire, Offrent à deux amans leur ombre et le mystère; La mousse, le gazon, transformés en coussins, Deviennent les témoins des plus tendres larcins, Et jamais on ne vit d'immobiles statues (2) De ces lieux enchantés orner les avenues. Des plaisirs de l'Amour aimables truchemens, On entend des baisers les doux susurremens, (3) Ou la vierge aux abois, d'une voix languissante, Jettant le dernier cri de la pudeur mourante. ”
