Godefroy-Philippe Le Noble

Résumé

Godefroy-Philippe Le Noble Le Rhin français, réponse au chant de Becker… (1841)

Arches de nouveaux ponts les débris de vos tours Du Rhin uniront les rivages.
Oui, nous l'aurons, ce Rhin, malgré vos cris sauvages; Alors vous tremblerez comme ses flots émus.
Car la France enfin libre, il ne le sera plus ! ! !
Les hardis jeunes gens couchés dans la poussière, Ou courbés sous le poids d'un pardon généreux, Nous lègueront leurs droits sur la blonde aux yeux bleus Qui nous rappellera sa mère.
Oui nous l'aurons, ce Rhin, dévorant sa colère ; Alors vous tremblerez comme ses flots émus , Car la France enfin libre, il ne le sera plus ! ! !
Source : Gallica

Godefroy-Philippe Le Noble Le Rhin français, réponse au chant de Becker… (1841)

Auront-ils foi en nous qui n'avons plus foi en nous-mêmes, et pourront-ils nous respecter désormais? Non! si nous acquiesçons par un silence coupable aux tristes concessions faites par le génie à la secte des trembleurs politiques, nous ne serons plus les fils de ces héros qui sous Charlemagne, Philippe-Auguste , Louis XIV et Napoléon, firent retentir les rives du Rhin de leurs formidables cris de victoire.
Source : Gallica

Godefroy-Philippe Le Noble Le Rhin français, réponse au chant de Becker… (1841)

La nature veut qu'à ces derniers vous préfériez ceux qu'une même plaine renferme autour de vous. La bienveillance doit être universelle, mais l'affection peut et doit avoir ses degrés : le cosmopolite, quelque estimable qu'il soit, finit toujours par ressembler à une monnaie dont le frottement a effacé l'effigie et le millésime; à force d'avoir eu cours en tous lieux, elle n'a plus cours nulle part.
Source : Gallica

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