Joseph Constant Crouzat

Résumé

Joseph Constant Crouzat Les Places fortes et les camps retranchés (1872)

Il vaut mieux qu'une armée battue conserve la liberté de ses mouvements en se retirant derrière un grand cours d'eau comme la Meuse, la Saône, la Loire, ou dans un grand pays couvert comme les Ardennes, les Vosges, le Jura, le Morvan, la Bretagne. Si Bazaine, au lieu de s'enfermer dans Metz, s'était retiré dans les Vosges, l'Allemagne toute entière n'aurait pu ni l'en chasser, ni l'y bloquer. Dans tous les cas, il aurait conservé son armée à la France.
Source : Gallica

Joseph Constant Crouzat Les Places fortes et les camps retranchés (1872)

Une enceinte de forts peut avoir un péril grave par l'attraction, l'aspiration en quelque sorte, que ce camp retranché exerce sur une armée manoeuvrant à proximité, plus ou moins battue, et qui, en venant s'y réfugier, sans y être absolument contrainte, s'expose à n'en plus pouvoir sortir. En poussant ce raisonnement à l'extrême, on est conduit presque à se demander si les forts de Metz n'ont pas été funestes à notre armée qu'ils ont immobilisée.
Source : Gallica

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