Résumé

De l'établissement d'un camp dans la Vendée (1844)

Le gouvernement de 1830 a certainement fait plus qu'aucun autre pour la Vendée, et sous la féconde influence des institutions qui nous régissent, une prodigieuse révolution matérielle a été opérée dans le Bocage ; mais il reste encore à faire une révolution morale, et le camp dont il est question serait peut-être le meilleur moyen pour y concourir.
Les conquêtes par l'imagination et par les sentiments sont plus rapides et plus sûres, surtout chez les populations simples et naïves, comme celles des campagnes de la Vendée, que les conquêtes par la raison et par les intérêts.
Source : Gallica

De l'établissement d'un camp dans la Vendée (1844)

Le canon saluant le duc de Nemours dans le camp des landes de Bouaine aurait un long retentissement dans le Bocage de la Vendée, et le futur régent du royaume, au milieu de celte pompe guerrière, emblême d'une force intelligente et dévouée, étudiant avec une sollicitude paternelle, au sein de la paix la plus prospère, les besoins et les intérêts de ce beau pays, y rallierait de vives et nombreuses sympathies.
Source : Gallica

De l'établissement d'un camp dans la Vendée (1844)

La Vendée, qui a si énergiquement refusé, il y a un demisiècle, de s'associer an mouvement qui entraînait la nation vers de nouvelles destinées, n'est point encore entièrement ralliée aux idées et aux sentiments de la France de notre époque. La plupart des Vendéens, dispersés de toutes parts au milieu du Bocage, qui les a vus naître, et exclusivement occupés de travaux agricoles, vivent dans un isolement moral que les améliorations matérielles dont le pays a été l'objet ne parviendront à détruire qu'avec une extrême lenteur.
Source : Gallica

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