Résumé

Réponse à M. le président de la Société des agriculteurs de France…

Que les trois milliards cinq cents millions soient souscrits, c'est patriotique et nécessaire, mais qu'ils ne soient pas livrés à la Prusse; qu'ils soient prêts pour les époques fatales de la rançon, mais qu'ils ne soient pas payés par anticipation. Livrer tant d'or à la Prusse, C'est décupler, par un solde immédiat, sa prépondérance et son orgueilleux despotisme; c'est éterniser la puissance du conquérant barbare, déplacer notre force pour l'ajouter à la sienne; c'est nous réduire, par l'absorption de nos capitaux, à l'épuisement, à rabaissement, à la consommation de notre éternelle misère.
Source : Gallica

Réponse à M. le président de la Société des agriculteurs de France…

Dévouement intarissable, charité sublime, coeurs de nos femmes, de nos filles et de nos mères, n'excitez pas ces nobles et féconds sentiments au profit de l'invasion étrangère. Détournez vos regards compatissants et sensibles vers nos aspirations réelles, vers le but certain de la véritable délivrance, et, pour cela, répandez à profusion vos largesses et vos sympathies sur nos misères intérieures, sur nos désastres intimes.
Source : Gallica

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