Réponse à M. le président de la Société des agriculteurs de France…
“ Que les trois milliards cinq cents millions soient souscrits, c'est patriotique et nécessaire, mais qu'ils ne soient pas livrés à la Prusse; qu'ils soient prêts pour les époques fatales de la rançon, mais qu'ils ne soient pas payés par anticipation. Livrer tant d'or à la Prusse, C'est décupler, par un solde immédiat, sa prépondérance et son orgueilleux despotisme; c'est éterniser la puissance du conquérant barbare, déplacer notre force pour l'ajouter à la sienne; c'est nous réduire, par l'absorption de nos capitaux, à l'épuisement, à rabaissement, à la consommation de notre éternelle misère. ”
